Les Femmes du Prophète

 

 

 

On entend communément dire que le Prophète de l’islam a eu entre onze et quinze épouses, mais en vérité, il faut en compter plus d’une trentaine, sans parler de ses concubines ni des femmes qui ont repoussé ses avances. Le prêtre copte Zakaria Botros a accompli un travail formidable en dressant une liste complète de toutes ces personnes basée sur les écrits de savants1. L’historien Ibn Sa’d (m. 845), ses homologues Ibn Jarir at-Tabari (m. 923) et al-Balâdhouri (m. 892), ainsi que les commentateurs al-Qortobi (m. 1273), Ibn Kathir (m. 1373), et Badr ad-Dîn al-‘Ayni (m. 1453), ont répertorié dans leurs ouvrages un nombre conséquent de ces femmes qui ont tapé dans l’œil du Prophète, et ce sont eux, outre les corpus de hadiths, qui serviront de socle pour cette étude.

Selon le Coran, un croyant a le droit d’avoir jusqu’à quatre femmes maximum : « et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins… Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou ce que vos droites possèdent. Cela afin de ne pas faire d’injustice » (4.3). Le sens du verset ne prête pas à interprétation, il est suffisamment clair pour établir un consensus chez les savants. Comme l’a spécifié Ibn Hazm (m. 1064), épouser plus de quatre femmes est illégal2, et si un polygame entretient au moins cinq épouses au moment de sa conversion, il devra conformément à la loi islamique répudier l’une d’entre elles : « al-Hârith bin Qays a dit : « je me suis converti à l’islam et j’avais huit femmes. J’ai parlé de cela au Prophète. Le Prophète a dit : « choisis-en quatre parmi elles »3. Directement importée de la tradition rabbinique, limiter le nombre de femmes est une idée qui avait au départ mûrit dans l’esprit d’érudits juifs, en effet, le législateur Jacob ben Asher (m. 1340) a écrit « qu’un homme peut épouser plusieurs femmes s’il a les moyens de les entretenir, car Rabbâ a dit qu’il était permis de le faire. Cependant, les sages ont donné de bons conseils en disant qu’un homme ne devrait pas se marier avec plus de quatre femmes »4. Par ailleurs, le verset ne se présentait pas à l’origine sous cette forme et a subi des modifications majeures. La preuve de ceci se trouve dans le livre des hérésies, rédigé après 743, par Jean Damascène (m. 749), ou de son nom arabe Yahya Mansour ibn Sarjoun. Ancien ministre du calife al-Walîd Ier (m. 715), il avait sans aucun doute le Coran de son époque en sa possession. Voici quels ont été ses commentaires après la lecture de la sourate an-Nisâ’ :

Ce Mahomet, comme il a été dit, a composé de nombreux écrits stupides et donné un titre à chacun d’eux. Ainsi l’écrit de La Femme, où il est écrit clairement à chacun de prendre quatre femmes et mille concubines, si c’est possible, autant que sa main en retient soumises en dehors des quatre femmes ; et il peut en répudier une, s’il le veut, et en prendre une autre.5

Les « mille concubines » et la répudiation mentionnée dans ce verset ont été effacés de ce qu’on appelle aujourd’hui la « vulgate othmanienne », autrement dit, la version définitive du Coran dont le parachèvement reste difficile à dater (VIIIe ou IXe siècle). De plus, dans la première partie de l’aya, il manque l’autre moitié de la phrase traitant du cas des orphelins, ce qui n’a pas échappé à Blachère qui en a tiré la conclusion suivante :

L’idée ne s’enchaîne pas et les commentateurs adoptent une interprétation très en l’air pour justifier la juxtaposition de cette phrase à la précédente : il s’agirait d’orphelines et non plus d’orphelins. Cette interprétation est inspirée par le verset 126 ci-dessous qui effectivement vise les mariages avec des orphelins. On a ici nettement une addition qui interrompt la série des prescriptions relatives aux orphelins.6

Bien que la répudiation ait été éjectée de ce passage, la charia permet de changer d’épouses autant de fois que le souhaite un homme. De nombreux musulmans se sont servis de cette astuce pour contourner l’interdit coranique. Les plus célèbres d’entre eux furent sûrement le compagnon du Prophète al-Moughîra bin Chou’ba qui, dit-on, a eu jusqu’à mille femmes7, alors qu’al-Hassan, le fils d’Ali, s’est entiché de deux ou trois cent épouses :

Al-Hassan bin ‘Ali a épousé deux cent cinquante femmes, et on a dit trois cent. Cela ennuyait ‘Ali et il détestait avoir honte devant leurs familles quand il les répudiait. Il disait qu’Hassan était un répudiateur et qu’il ne fallait pas lui donner de femme en mariage. Un homme de Hamdân lui a dit : « par Dieu, Ô commandant des croyants ! Nous lui donnons en mariage qui il veut, il prend celle qu’il aime et il se sépare de celle qu’il déteste ». ‘Ali fut heureux de l’entendre et dit : « si j’étais le gardien de la porte du Paradis, je dirai à Hamdân : entrez en paix ». Al-Hassan ressemblait au Messager de Dieu, il lui ressemblait dans la constitution physique et le caractère. Le Messager de Dieu lui a dit : « tu me ressembles dans ma constitution physique et mon caractère », et il a ajouté : « Hassan est de moi et Hussein est de ‘Ali ». Al-Hassan se mariait souvent avec quatre femmes et répudiait quatre femmes.8

Du vivant de Mahomet, ‘Ali se devait d’être monogame et ne pouvait se permettre de collectionner les femmes à l’image de son fils. Le Prophète répugnait l’idée que sa fille puisse être une coépouse au mépris de la loi qu’il avait lui-même fondée. Ce n’est pas très malin de sa part, une alliance par le mariage avec la famille d’Abou Jahl aurait pu apaiser les tensions ou faire cesser les hostilités entre les deux protagonistes.

‘Ali a demandé la main de la fille d’Abi Jahl. Fatima a entendu parler de cela. Elle est allée voir le Messager de Dieu et dit : « ton peuple prétend que tu ne te mets pas en colère pour tes filles parce que ‘Ali va se marier avec la fille d’Abi Jahl ! » Le Messager de Dieu s’est levé. Je l’ai entendu réciter le tachahhoud et après il a dit : « j’ai donné en mariage l’une de mes filles à Abou-l-‘Âs bin ar-Rabî’ et il m’a dit qu’il tiendrait parole envers moi. Fatima est une partie de moi et je déteste qu’on lui fasse du mal. Par Dieu ! La fille du Messager de Dieu et la fille de l’ennemi de Dieu ne seront pas mariées à un même homme ! » ‘Ali a laissé tomber la demande en mariage.9

Avant de se pencher sur la vie tumultueuse du Prophète, il serait intéressant de connaître la position des deux autres grandes religions monothéistes au sujet de la polygamie dans le but d’établir un lien avec l’islam. D’abord, le christianisme, où cette pratique est récriminée et ne donne pas accès à de fonctions plus importantes au sein de l’Église : « il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seul femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement » (1 Timothée 3.2) ; « s’il s’y trouve quelque homme irréprochable, mari d’une seul femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles » (Tite 1.6). De plus, lorsque le Nouveau Testament aborde les relations entre conjoints, il n’est jamais fait mention d’une deuxième femme, par exemple : « que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari » (Éphésiens 5.33). La monogamie a par conséquent été institutionnalisée et les réfractaires encourent le blâme. Dans l’Ancien Testament, la polygamie est autorisée ou tolérée mais dans un but précis : assurer une descendance à tout homme. En témoigne la loi du lévirat (Deutéronome 25.5-10), précepte ancestral bien antérieur à la loi mosaïque (Genèse 38.6-26) et commun à différentes civilisations. Sa mise en œuvre échappe à la compréhension de nos sociétés modernes au sein desquelles assurer la pérennité de la lignée n’est plus un devoir primordial, contrairement aux cultures antiques où avoir des enfants était perçu comme une bénédiction divine. Dans le même registre, il arrivait parfois qu’une femme stérile demande à son mari d’aller vers une autre femme afin de lui donner une progéniture. C’est ce qui s’est passé pour Abraham. Sara, sa femme, n’a pas eu la patience d’attendre que Dieu la rende féconde et proposa à son mari de prendre sa servante Agar pour femme (Genèse 16). Abraham renvoya plus tard Agar sur la requête de Sara et, après la mort de cette dernière, épousa Kétura (Genèse 25.1). Son fils Isaac n’eut d’autre femme que Rébecca, tandis que son petit-fils Jacob eut quatre femmes. En premier lieu, Léa : son père Laban s’était joué de Jacob et la lui avait donnée en mariage contre son gré, alors que, lui, désirait Rachel dont il était épris d’amour. Malgré tout, il épousa celle qu’il aimait la semaine suivante. Rachel étant stérile, elle donna sa servante Bilha à Jacob, et Léa, dans sa vieillesse, fit don de sa servante Zilpa parce qu’elle avait cessé d’enfanter. À propos de Moïse, celui-ci était monogame. Il prit Séphora pour femme (Exode 2.21), puis la renvoya pour une raison inconnue. Il connut une seconde femme, d’origine éthiopienne celle-ci, ce qui déplut à Marie et Aaron (Nombres 12.1). Vient le temps des rois où l’on va assister à une « dérive » de la permissivité de la polygamie ayant trait aux monarques et prophétiquement sous-entendu dans la Torah puisqu’il est dit : « qu’il n’ait pas un grand nombre de femmes, afin que son cœur ne se détourne point, et qu’il ne fasse pas de grands amas d’argent et d’or » (Deutéronome 17.17). Le roi David, rendu célèbre pour avoir triomphé de Goliath, eut au minimum dix femmes (2 Samuel 15.16). La tradition islamique lui octroie quatre-vingt-dix-neuf épouses, plus la femme d’Urie, cela fait un total de cent femmes10. Salomon, son fils, lui succéda sur le trône, et « il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur » (1 Roi 11.3). L’emploi du terme « concubines » peut prêter à confusion (le vocable est aussi utilisé pour Agar et Kétura, ainsi que pour Bilha et Zilpa), car il désigne en ce temps-là les épouses légitimes issues de milieu modeste et non les maîtresses. C’est à l’opposé de ce que prétend le hadith. Tabari a signalé que Salomon a eu « trois cent épouses légitimes et sept cent concubines »11, et à en croire Mahomet, il possédait une libido démesurée :

Abi Horayra a rapporté que le Prophète a dit : « Salomon, le fils de David, a dit : « ce soir, je vais coucher avec soixante-dix femmes. Chacune d’entre elle donnera naissance à un chevalier qui combattra dans le chemin d’Allah ». Son compagnon lui a dit : « si Dieu veut ! ». Mais il (Salomon) ne l’a pas dit. Elles ne sont pas tombées enceinte sauf une qui accoucha d’un enfant malformé ». Le Prophète a dit : « s’il l’avait dit, ils auraient combattu dans le chemin d’Allah ».
Chou’ayb et Ibn Abi az-Zinâd ont dit : quatre-vingt-dix c’est plus correct.12

Le Cheikh al-Qortobi a indiqué que les oulémas ont tenté d’expliquer pourquoi ce roi s’était-il entouré d’autant de femmes :

Il est dit que Salomon est le prophète avec le plus grand nombre de femmes. L’intérêt à avoir beaucoup de femmes est qu’il avait la force de quarante prophètes. Plus une personne est forte, plus elle a d’épouses. On dit qu’il cherchait par le mariage à s’allier avec de nombreuses tribus, car chaque femme avait deux tribus, celle du côté de son père et celle du côté de sa mère, alors à chaque fois qu’il épousait une femme, les deux tribus l’aidaient contre ses ennemis. On dit aussi que plus une personne est pieuse, plus son désir sexuel est grand.13

Mahomet a pris exemple sur les deux rois David et Salomon pour justifier l’introduction de la polygamie dans sa religion. C’est une pratique des prophètes qu’il se devait d’honorer et qui lui permettait surtout de satisfaire ses pulsions sexuelles quasi-incontrôlables.

Ceci est leur sunna (aux prophètes) depuis Salomon, fils de David, qui a eu mille femmes, sept cent ont eu une dot et trois cent étaient des concubines. David a eu cent femmes, parmi elles la mère de Salomon, la femme d’Urie que David a épousée après la tentation. C’est plus de femmes que ce qu’a eu Mohammad.14

Le Messager de Dieu était totalement obsédé par les femmes. Elles hantaient ses pensées jour et nuit, si bien que les juifs avaient l’habitude de dire : « regardez celui-ci qui n’a pas assez de nourriture ! Par Dieu, il ne se soucie que des femmes ! » Ils étaient jaloux de lui à cause de ses nombreuses femmes et le critiquaient pour cela. Ils ont dit : « si c’était un prophète, il ne désirerait pas de femmes »15. Il y a tellement de hadiths traitant de son vice que même al-Qortobi n’a pu s’empêcher de remarquer « qu’il était constamment préoccupé par les femmes »16. Le Prophète était tout à fait conscient de son addiction et ne s’en cachait pas comme le montre Ibn Qayyim (m. 1350) dans son ouvrage Al-Jawâb al-Kâfi : « je peux m’abstenir de nourriture et de boisson, mais je ne peux m’abstenir d’eux (des femmes et du parfum). (…) Ils (les juifs) ont dit : « son seul soucis est le coït »17. Et al-Mounâwi (m. 1621) ajoute cette confession : « la faim se satisfait, la soif s’étanche, mais je ne suis jamais rassasié de femmes »18. Les traditionalistes Ahmad ibn Hanbal (m. 855) et an-Nasâ’i (m. 915) ont également enregistré dans leurs corpus que « le Messager de Dieu a dit : rien ne m’est plus cher au monde que les femmes, le parfum, et sangloter pendant la prière »19. Et encore plus surprenant, le mouhaddith ad-Dârimi (m. 868) a conservé dans son recueil cette révélation d’Aïcha : « le Messager de Dieu n’est pas mort tant que Dieu ne lui a pas permis d’épouser toutes les femmes qu’il désirait »20. Pour parvenir à ses fins, le Prophète bénéficiait d’un appui divin faisant partie de la révélation coranique. Il pouvait, de cette façon, légitimer de multiples mariages sans éveiller les soupçons : « Ô Prophète ! Nous t’avons rendu licite tes épouses à qui tu as donné leur dot, ce que ta droite possède parmi ce qu’Allah t’a destiné, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, celles qui avaient émigré en ta compagnie, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et de ce que leurs droites possèdent, afin qu’il n’eût donc point de blâme contre toi. Allah est pardonneur et miséricordieux » (33.50). Les moufassirin considèrent que le privilège qui lui est accordé est son droit à ne pas verser de dot aux femmes qui se sont offertes à lui, alors que cela est prohibé aux musulmans. C’est entre autres l’avis d’Ikrima, Moujâhid et ach-Cha’bi21. Deux versets plus loin, Allah vient freiner les envies de Mahomet en disant : « il ne t’est plus permis désormais de prendre femmes, ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît, à l’exception de ce que ta droite possède » (33.52). D’après Ibn ‘Abbâs, l’aya signifie qu’il ne peut maintenant plus épouser de femmes autres que les émigrées22, toutefois, Ibn Kathir pense que Dieu a levé l’interdiction quoique l’Envoyé d’Allah ne contracta plus de mariage.

Abordons dès à présent, et sans plus tarder, un thème si cher aux oulémas : les femmes du Prophète. On peut répartir en quatre catégories toutes les personnes que Mahomet a possédées, convoitées, ou repoussées :

 

 

 

1 Cette liste n’est cependant pas exempte d’erreurs :

- Habla bint Qays : certainement une confusion avec Qoutayla bint Qays, la sœur d’al-‘Acha’ath. D’après nos recherches, « Habla » est uniquement évoquée par le prêtre et Professeur Youssef Dourra al-Haddâd (m. 1979) (Nazm al-Qor’ân wa-l-KitâbMou’jizat al-Qor’ân, p.209, al-Maktaba al-Boulisiyya, 1989). À notre connaissance, aucun savant de l’islam n’a rapporté ce nom.

- Oumm Harâm et Salma bint Najda : toutes deux figurent dans un livre de l’imam Mohammed bin Yousouf as-Sâlihi ach-Châmi, décédé en 1535 (consulter Souboul al-Houda wa-r-Rachâd fi Sirat Khayr al-‘Ibâd, volume 11, p.224, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya, 1993). Concernant la première, elle aurait été mentionnée dans un hadith de Sahl bin Hanîf rapporté par at-Tabarâni mais son nom n’y apparaît pas (se référer à Al-Mou’jam al-Kabir, volume 6, p.85, n°5588, Maktaba Ibn Taymiyya), il n’y a donc aucune preuve de son mariage avec le Messager de Dieu. Son époux s’appelait ‘Obâda bin as-Sâmit. À propos de Salma, as-Sâlihi écrit « qu’Abi Sa’ïd ‘Abd al-Malik an-Naysâbouri a transmis dans son livre Charaf al-Moustafa que le Messager de Dieu l’a épousée, puis il est mort et elle a refusé de se marier après lui ». Nous n’avons trouvé ce texte nulle part dans le livre en question, pas même au chapitre des épouses du Prophète (cf. Charaf al-Moustafa, ‘Abd al-Malik an-Naysâbouri al-Kharkouchi, volume 3, p.241-262, Dâr al-Bachâ’ir al-‘Islâmiyya, 1424).

-  Layla bint Hakîm : Ibn Hajar al-‘Asqalâni note à son sujet « qu’Abou ‘Omar a dit : Ahmad bin Sâlih al-Misri l’a mentionnée dans les épouses du Prophète et il n’a pas mentionné l’autre. Ibn al-‘Athîr a évoqué la possibilité que ce soit celle qui est après elle, car al-Hakîm ressemble à al-Khatîm » (Al-Isâba fi Tamyîz as-Sahâba, volume 8, p.102, Dâr al-Jîl, 1412). Ibn al-‘Athîr indique également qu’elle s’est offerte au Prophète, et selon toute vraisemblance, il s’agit d’une erreur d’orthographe : Layla bint Hakîm est Layla bint al-Khatîm.

- Asmâ’ bint Sabâ’ : le Professeur Youssef Dourra al-Haddâd, précédemment cité, a malencontreusement inversé les noms, cette épouse se nomme Sabâ bint Asmâ’.

-  Oumm Charîk al-‘Ansâriyya, Oumm Charîk bint Jâbir, Oumm Charîk ad-Dawsiyya, Oumm Charîk al-‘Amiriyya, et Ghaziyya : c’est en réalité une seule et même personne nommée différemment dans les hadiths.

-  Jamra bint al-Hârith bin ‘Awf et Jamra bint Abi Hâritha : même remarque que ci-dessus, Tabari l’appelle Jamra bint al-Hârith bin Abi Hâritha (Târîkh ar-Rousoul wa-l-Moulouk, volume 3, p.169, Dâr at-Tourâth, 1387).

2 Al-Mouhalla bi-l-Athâr, Ibn Hazm, volume 9, p.7, Dâr al-Fiker

3 Sunan Abi Dâwoud 2241. Ibn Kathir a dit : « cet isnâd est hassan », cf. Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 2, p.211, sourate 4 verset 3, Dâr Tayba, 2002.

4 Extrait de Arba’ah Turim, cité dans The Original Sources Of The Quran, William St. Clair Tisdall, p.130, Forgotten Books.

5 Écrits sur l’islam, Jean Damascène, présentation, commentaires et traduction par Raymond Le Coz, p.221, Les Éditions du Cerf, 1992

6 Le Coran, traduit de l’arabe par Régis Blachère, p.104, Éditions Maisonneuve & Larose, 2005

7 Al-Istî’âb fi Ma’rifa al-Ashâb, Mohammed Ibn ‘Abd al-Barr, volume 4, p.1446, Dâr al-Jîl, 1992

8 Qout al-Qouloub fi Mou’âmalat al-Mahboub wa-Wasf Tarîqal-Mourîdila Maqâm at-Tawhîd, Abou Tâlib al-Makki, volume 2, p.408, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya, 2005

9 Sahih al-Boukhâri 3523

10 Târîkh ar-Rousoul wa-l-Moulouk, Mohammed Ibn Jarîr at-Tabari, volume 1, p.479-480, Dâr at-Tourâth, 1387

11 Ibid. p.487

12 Sahih al-Boukhâri 3242

13 Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qor’ân, Mohammed bin Ahmed al-‘Ansâri al-Qortobi, volume 5, p.218, sourate 4 verset 54, Dâr al-Fiker

14 At-Tabaqât al-Kobra, Mohammed Ibn Sa’d, volume 8, p.202, Dâr as-Sâder, 1968

15 Ibid.

16 Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qor’ân, volume 10, p.52, sourate 15 verset 88

17 Al-Jawâb al-Kâfi li-man Sa’ala ‘an ad-Dawâ’, Ibn Qayyim al-Jawziyya, volume 1, p.238, Dâr al-Ma’rifa, 1997

18 Fayd al-Qadîr, ‘Abd ar-Ra’ouf al-Mounâwi, volume 3, p.491, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya, 1994

19 Sunan an-Nasâ’i 3939 et Mosnad Ahmad 11885. Ibn Hajar al-‘Asqalâni a déclaré concernant la tradition d’an-Nasâ’i : « son isnâd est hassan », cf. At-Talkhîs al-Habîr fi Takhrîj ‘Ahâdith ar-Râfi’i al-Kabîr, volume 3, p.249, Mou'assassa Qortoba, 1995.

20 Sunan ad-Dârimi 2241. Rapporté aussi dans Sunan an-Nasâ’i 3204. Al-Albâni a dit : « l’isnâd est authentique », consulter Sahih wa-Da’îf Sunan an-Nasâ’i 7/277. On trouve également cette variante : « le Messager de Dieu n’est pas mort tant que les femmes ne lui ont pas été rendues licites » (Sunan at-Tirmidhi 3216 ; Abou ‘Isa a dit : cet hadith est hassan sahih).

21 Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, Ismâ’îl Ibn Kathir volume 6, p.445, sourate 33 verset 50, Dâr Tayba, 2002

22 Sunan at-Tirmidhi 3215. Abou ‘Isa a dit : « ce hadith est hassan ».

 

 

 

 

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