Le Lupanar dAllah

 

 

 

Afin de recruter des candidats au martyre, les imams promettent aux musulmans soixante-douze vierges à quiconque se ferait exploser au milieu des infidèles et sacrifierait ainsi sa vie dans le chemin d’Allah. Les clips vidéos de jeunes femmes accueillant le chahîd au Paradis sont largement diffusés dans les médias arabes, surtout palestiniens, de même que les prêches de responsables religieux tout émoustillés à l’idée de rejoindre ces créatures idylliques. Cet enseignement, qui est source de moqueries et sujet de caricatures en Occident, se base sur le Coran et le hadith, en effet, les mahométans en sont convaincus, des dizaines de vierges leur tiendront compagnie dans l’éternité.

Les Houris
Dans une esquisse des plaisirs du Paradis, Allah projette d’unir les croyants à des épouses « purifiées » (2.25, 3.15, 4.57), c’est-à-dire, d’après les exégètes, qu’elles n’auront ni menstruation, ni semence, ni souillure, ni grossesse, ni péché, elles ne feront pas leurs besoins et ne cracheront pas. On les appelle les « houris aux grands yeux noirs » (44.54, 52.20, 56.22). Leurs regards sont chastes (37.48, 38.52, 55.56), d’égale jeunesse (38.52, 56.37, 78.33) - trente-trois ans, dit-on, comme l’âge du Christ quand Dieu l’éleva à lui - elles sont semblables à des perles cachées (37.49, 56.23), vertueuses, et aussi belles que le rubis et le corail (55.58, 55.70). Dieu les a créées parfaites (56.35), avec une poitrine magnifique aux « seins arrondis » (78.33) qui « ressemblent à des grenades, ils ne tombent pas et sont naturellement redressés »1, commente Ibn Qayyim (m. 1350) ; Gibril Fouad Haddad observe que la lecture de ce dernier verset provoque, chez les pieux, l’émission d’une substance jugée impure par la jurisprudence : « certains d’entre eux auront besoin de faire les ablutions après avoir entendu le verset : des (belles) aux seins arrondis, d’une égale jeunesse. Quant à nous, nous pouvons le lire et le lire sans que cela ne nous fasse de l’effet »2. Les houris sont enfermées dans des tentes (55.72), à l’abri des regards3, indique l’imam Moslim bin al-Hajjâj (m. 875), et n’ont jamais connu d’homme ni de djinn (55.56, 55.74). Qu’ils soient de la descendance d’Adam ou de la race des djinns, les musulmans pourront jouir à outrance de ces femmes à l’hymen immaculé, « les gens du Paradis seront, ce jour-là, dans une occupation qui les remplit de bonheur » (36.55), Ibn Kathîr (m. 1373) rapporte que « leur passe-temps consiste à déflorer des vierges »4, cependant, nulle obligation pour eux de les épouser avant de passer à l’acte, car au Paradis l’illicite devient licite, la fornication, qui est puni sur Terre de cent coups de fouet (24.2), est tolérée dans l’au-delà :

Le mot tazwij signifie à l’origine « rendre une personne partenaire à une autre ». Plus tard, il devint employé abondamment dans le sens de « mariage ». Selon le deuxième sens, les hommes du Paradis seront mariés techniquement aux houris. C’est le sens apparent du verset (44.54). Cependant, les habitants du Paradis ne seront légalement pas obligés d’observer les préceptes de la charia, le but du mariage est de les honorer. Par conséquent, cela ne devrait pas soulever d’objection. Si l’on prend le premier sens du mot, les houris seront données comme partenaires aux hommes du Paradis. Les houris leur seront offertes dans ce cas comme un cadeau. Il n’y aura pas besoin de contrat de mariage comme cela se fait dans ce monde.5

Il est communément admis chez les ‘oulemâ’ que les plaisirs interdits ne le sont plus dans l’autre monde. Alors qu’une musulmane s’étonne de cette doctrine, le Cheikh al-Mounajid lui répond sans langue de bois : « quant à l’interdiction par Allah de certaines pratiques ici-bas pour récompenser celui qui s’en prive dans l’au-delà (comme le vin, l’adultère, l’usage de la soie par les hommes, etc.), c’est bien ce qu’il plaît à Allah d’accorder en guise de récompense à ceux qui Lui auront obéi et auront persévéré dans la maîtrise des passions de leurs âmes durant leur vie d’ici-bas »6. Le juriste égyptien Mohammed bin ‘Omar al-Boujayrami (m. 1806) enseigne même par la voix du savant andalou al-Qortobi (m. 1273) que le sexe avec les membres de sa propre famille est dépénalisé : « al-Qortobi a déclaré qu’il lui ait permis (au croyant) d’épouser tous les mahâram sauf la mère et la fille »7.

Les traditions prophétiques fournissent bien plus de détails concernant les houris et le coït dans l’au-delà, mais leur authenticité est souvent discutée au sein du cercle très fermé des mouhaddithin. On dit que « les houris ont été créées de safran »8, que la paupière d’une vierge « ressemble à l’aile d’un aigle »9 - il s’agit probablement d’une image représentative des longs et beaux cils entourant ses grands yeux - que les bijoux de la créature brillent de mille feux et pourraient éclairer « tout l’espace existant entre l’orient et l’occident », elle porte soixante-dix robes dont la dernière est aussi belle « que les anémones qui poussent sous l’arbre Tuba », et le visage de son époux se reflète dans sa joue10, ainsi que dans son foie11. Sachant cela, le tabi’i et traditionaliste Mohammed bin Ka’b al-Qorazi (m. ~735) s’est exclamé : « par Dieu, en dehors de qui il n’y a pas d’autre Dieu, si une houri se trouvant près du Trône montrait son bracelet, il éteindrait par sa lumière celle du soleil et celle de la lune. Que dire alors de la beauté de celle qui le porte ? »12 La dulcinée est vêtue de vêtements transparents et son corps est translucide, si bien que ses organes, son sang, et même la moelle de ses os, sont visibles :

‘Abdullah bin Mas’oud a rapporté que le Prophète a dit : « la blancheur de la jambe d’une femme du Paradis sera visible à travers soixante-dix robes, à un point que sa moelle sera aussi visible. Dieu a dit : « et [ces femmes] seront [belles] comme le rubis et le corail » (55.58). Le rubis est une pierre, si vous le percez d’un fil et le nettoyez, vous pourrez voir le fil à l’intérieur ».13

Comme les musulmanes, les houris sont voilées, mais leur peau respire le parfum14, contrairement aux croyantes qui n’ont pas l’autorisation d’oindre leurs cous d’une essence exhalante : « chaque fois qu’une femme se parfume, dit le Prophète, et passe près de gens afin qu’ils sentent l’odeur de son parfum, elle commet l’adultère »15.

Le nombre de femmes que le fidèle se voit attribuer varie selon sa pratique de l’islam. Le Coran permet d’épouser jusqu’à quatre femmes (4.3) et de posséder un nombre illimité d’esclaves concubines (23.6, 70.30). Il n’en est pas ainsi au Paradis. À propos des mauvais musulmans, Mahomet inculquait à ses disciples que « la personne possédant le plus bas statut au Paradis […] aura certainement soixante-douze épouses parmi les houris en plus de ses épouses à lui dans ce monde »16 ; at-Tirmidhi (m. 892) a recensé une tradition semblable, et souligne dans un hadith hassan sahih gharîb que la récompense du martyre est équivalente17. Le martyre ne fait pas le bon croyant, néanmoins, sa place est assurée au Paradis. D’après une autre tradition, le serviteur de Dieu s’unira à soixante-dix femmes18, tandis que le « hadith as-sour » parle de soixante-douze épouses dont deux sont issues de la descendance d’Adam parmi les musulmanes19. Ibn Majah (m. 887) a répertorié une tradition opposée dans laquelle les houris sont minoritaires par rapport aux autres femmes, ces dernières seraient les épouses des infidèles que Dieu sortira de l’enfer afin de les offrir à ses adorateurs :

Abi Oumâma a rapporté :
Le Messager de Dieu a dit : « personne n’entrera au paradis sans que Dieu le Tout-puissant ne le marie avec soixante-douze femmes, deux seront des épouses parmi les houris, et les soixante-dix autres seront son héritage parmi les gens du feu […] ».
Hichâm bin Khâlid a dit : les mots « son héritage parmi les gens du feu » désignent les hommes qui entreront dans le feu et les habitants du paradis hériteront de leurs femmes, comme on héritera de la femme de Pharaon.20

De son côté, al-Boukhâri (m. 870) appuie ce récit puisqu’il mentionne, idem, deux houris pour chaque habitant du Paradis21. Les savants se sont toutefois accordés sur la gratification que recevront les élus. Ceux-ci pensent a fortiori qu’à la septantaine d’houris, viendront s’ajouter dans le harem des pieux, deux femmes supplémentaires, soit musulmanes, soit impies, issues de la descendance d’Adam. Dieu rend licite la copulation avec les épouses des incrédules dans ce monde (4.24) comme dans l’autre, où les mahométans pourront les violer éternellement. Après avoir cité Ibn Majah, Ibn Kathîr explique que « c’est un hadith très étrange, et le hadith mahfouz précédemment cité, où il est fait mention de deux filles d’Adam et de soixante-dix houris, le contredit. Et Allah est plus savant »22. C’est là la plus petite des récompenses offerte à quiconque franchira les portes de la demeure d’Allah, et si un musulman se marie quatre fois, il possédera au minimum soixante-seize épouses dans l’au-delà. Les rigoristes, ceux qui se dévouent corps et âme dans l’application de la loi islamique, eux ne seront point lésés. Dans leurs somptueux palais, Mahomet leur a promis d’innombrables houris réclamant toutes le phallus de leurs conjoints respectifs, dans une tradition d’al-Bayhaqi (m. 1066) authentifiée par al-Haythami (m. 1566) : « l’homme parmi les gens du paradis épousera cinq cent houris, quatre mille vierges, et huit mille veuves. Chacune d’entre elles ne cesse de l’embrasser durant le reste de sa vie d’ici-bas »23. Des propos similaires ont été rapportés par Ibn Sâbit24, et Abou Nou’aym al-Asbahânî (m. 1038) a relevé un hadith da’îf où il est question « de  quatre mille vierges, huit mille femmes esclaves, et cent houris »25. Dans son chef d’œuvre al-Itqân fi ‘Ouloum al-Qor’ân, l’imam as-Souyouti (m. 1505) a consigné un hadith forgé (mawdou’) stipulant que le nombre d’houris s’élève à plusieurs centaines de milliers :

Abi Horayra a rapporté:
On a interrogé le Messager de Dieu au sujet du verset « des demeures excellentes au jardin d’Eden » (9.72). Il a répondu : « ces lieux sont bâtis d’émeraudes et de rubis, et dans chaque construction il y aura soixante-dix chambres de couleur rouge, et dans chaque chambre il y aura soixante-dix sous-chambres de couleur verte, et dans chaque sous-chambre il y aura un trône, et sur chaque trône soixante-dix lits de couleurs variées, et sur chaque lit se trouvera une houri. Il y aura soixante-dix tables par chambre, et soixante-dix sortes d’aliments sur chaque table. Il y aura sept filles dans chaque chambre. Le matin, il sera donné tant de force au croyant, qu’il pourra coucher avec elles ».26

Cela fait un total de trois cent quarante-trois mille houris en plus de quatre cent quatre-vingt-dix autres femmes. En réalité, bon ou pas, on fournira au musulman des femmes par millions, par milliards et bien plus encore, si tel est son désir, c’est la conclusion qu’en ont tiré les ‘oulemâ’ à partir de l’analyse de l’ensemble des traditions abordant ce sujet, à l’instar d’Ibn Kathîr qui écrit « qu’en plus d’elles (les deux femmes qui descendent d’Adam), Dieu accorde à l'homme autant d’houris qu’il veut »27. Notons enfin, l’existence d’une « reine des houris » partant à la recherche d’hommes dans « les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux » (3.136), certainement dans le but d’assouvir ses pulsions sexuelles : « au paradis se trouve une houri appelée « al-‘Aynâ’ ». Elle se déplace en compagnie de soixante-dix mille valets, en disant : « où sont ceux qui ordonnent de faire le bien et interdisent le mal ? »28.

Allah, s’il l’avait voulu, aurait pu pareillement à ses fidèles épouser une houri et copuler avec elle pour avoir un enfant, le Coran dit : « si Nous avions voulu prendre un lahou, Nous l’aurions pris(e) de ce qui est auprès de Nous si Nous l’avions fait » (21.17). Lahou peut signifier « jeu », « divertissement », mais aussi « femme ». Ibn Kathîr a observé :

Al-Lahou est la femme selon la langue des gens du Yémen. Ibrâhîm an-Nakha’i a dit : « Nous l’aurions prise » des houris aux grands yeux. ‘Ikrima et as-Souddi ont dit : « le signification par al-lahou est ici l’enfant ». Cette (interprétation) et la précédente se complètent, c’est comme de dire : « si Dieu avait voulu prendre un enfant, il aurait choisi ce qui lui plait dans ce qu’il a créé, Dieu est unique et Tout-puissant ».29

Le Coran ne nie pas que Dieu ait la possibilité d’avoir une descendance : « dis : si le Tout Miséricordieux avait un enfant, alors je serais le premier à l’adorer » (43.81), mais il faut d’abord pour cela qu’il ait une femme : « comment aurait-Il un enfant, quand Il n’a pas de compagne ? » (6.101). Or, il n’en a pas voulu : « en vérité notre Seigneur, que Sa grandeur soit exaltée, ne s’est donné ni compagne, ni enfant ! » (72.3).

En ce qui concerne le coït, après chaque rapport, l’hymen des habitantes du Paradis se reconstitue, leurs maris ne les souilleront point avec leur semence et la raideur de leurs sexes ne faiblira pas, le Prophète ayant déclaré : « à chaque relation charnelle, elle redeviendra vierge et ne se plaint pas de ses étreintes, et lui demeure en érection. Cependant, il ne connaît pas d’éjaculation. Alors qu’il est dans cet état, on l’appelle en ces termes : « nous savons que tes relations ne souffrent pas d’ennui mais tu as d’autres épouses ». Il sort et rend visite à chacune d’entre elles successivement »30. Il est précisé dans ce même hadith que les épouses issues d’Adam sont les premières à être déflorer. Mahomet a également dit à propos des parties intimes des femmes et des hommes : « chacune d’entre elles aura un vagin délicieux et il aura un pénis qui ne pourra perdre son érection »31. Si le mahométan ne peut connaitre l’orgasme, il sera évidemment, face à ces créatures lubriques, en perpétuel érection, ceci explique cela. La tradition islamique va jusqu’à rapporter la fréquence des rapports sexuels ; le récit d’Abou Nou’aym al-Asbahânî, que nous avons mentionné plus haut, relate en outre que les croyants visiteront leurs milliers de femmes « en l’espace de sept jours ». At-Tabarâni (m. 971) notifie dans son ouvrage al-Mou’jam al-Aswat que le Messager de Dieu a répondu, lorsqu’on le questionna sur l’acte de chair au Paradis, que « l’homme sera capable d’avoir des relations sexuelles avec cent vierges en une seule journée »32. Ceci est un hadith authentique.

Cette fresque du Paradis, ce lieu de débauche et de plaisir débridé tel qu’il est décrit par Mahomet, a suscité chez ses compagnons de vives interrogations. Inquiets, ils pensaient ne pas être en mesure de satisfaire autant de femmes en si peu de temps. Mais leur angoisse s’est aussitôt envolée, quand la nouvelle se répandit parmi eux, qu’une puissance sexuelle inégalée et incomparable dans tout l’univers leur sera octroyée par la grâce de Dieu !

Anas a rapporté que le Prophète a dit : « on dotera le croyant au Paradis d’une telle puissance pour le rapport sexuel… ». On lui a demandé : « Ô Messager de Dieu, en sera-t-il vraiment capable ? » Il a répondu : « on lui donnera la force d’une centaine (d’hommes) ».33

En plus de cela, les élus seront pourvus d’organes génitaux exceptionnels, il a été dit : « il sera donné à chacun d’entre vous au Paradis un pénis semblable à un palmier dont le bout ne peut être aperçu, ou un vagin qui sera capable de le contenir »34. De son vivant, le Prophète possédait déjà une libido de notoriété publique, on disait qu’elle égalait celle de dizaines d’hommes, ou plutôt de milliers, puisque Moujâhid bin Jabr (m. 722) a rapporté « qu’on a donné au Messager de Dieu la puissance sexuelle de quarante hommes du Paradis »35, ce qui correspond à la concupiscence de quatre mille hommes terrestres. Toujours est-il que cela ne faisait pas de lui un bon amant, puisqu’il couchait avec toutes ses épouses en un temps record de soixante minutes. C’est ce que l’on découvre en feuilletant le Sahih al-Boukhâri :

Qatâda a rapporté :
Anas bin Mâlik a dit : « le Prophète visitait toute ses femmes en une heure, de jour comme de nuit, et elles étaient au nombre de onze ». J’ai demandé à Anas : « en avait-il la force ? » Il a répondu : « nous avions l’habitude de dire qu’on lui avait accordé la force de trente (hommes) ». Et Sa’id a rapporté sur l’autorité de Qatâda qu’Anas lui a parlé seulement de neuf femmes.36

Notre éjaculateur précoce n’a pas toujours été précédé de cette réputation sulfureuse de libidineux, car il souffrit pendant un long moment de troubles de l’érection, en réalité, il était impuissant. Dieu remédia à son problème en lui faisant parvenir du « viagra céleste » qui redonna à son pénis toute la fougue de sa jeunesse : « j’étais le plus faible des hommes jusqu’à ce que Dieu me fasse descendre des boulettes de viande (al-koufît) »37. Bien qu’as-Souyouti ait affaibli cette tradition, elle fut commentée dans Kanz al-‘Oumâl sous la plume d’Alâ ad-Dîn al-Mouttaqi al-Hindi (m. 1568) : « les boulettes de viande : transmises en quantité depuis le ciel, il les a mangées et cela lui a donné de la puissance sexuelle »38. Peut-être s’agissait-il de la période où l’Envoyé de Dieu était encore marié avec Khadija, celle-ci était avancée en âge, de quinze ans son aînée, et sa vieille peau fripée ne devait plus lui faire beaucoup d’effet. Au moins deux autres traditions au sein du même ouvrage ont rapporté cette histoire : « le Prophète a dit : « on m’a donné le koufît ». On lui a demandé : « et qu’est-ce que le koufît ? » Il a répondu : « la puissance de trente hommes dans le rapport sexuel » ; « Gabriel m’a apporté un pot de koufît, alors je l’ai mangé et cela m’a donné la puissance sexuelle de quarante hommes »39 ; et al-Haythami dans son corpus de traditions Majma’ az-Zâwa’id a transcrit un hadith analogue muni d’une bonne chaine de transmission : « Jâbir a rapporté : on a donné au Messager de Dieu le koufît. J’ai dis à Hassan : « qu’est-ce que le koufît ? » Il a répondu : « le rapport sexuel »40. L’anecdote est également présente dans les chroniques chiites et rapportée sur l’autorité de l’Imam ‘Ali bin Moussa ar-Ridhâ (m. 818) dans l’œuvre de Mohammed Baqir Majlisi (m. 1698), Hayât al-Qulub.

Signalons en dernier lieu que dans l’autre monde, à l’intérieur du quartier des dames de Mahomet, réside une vierge pas comme les autres, elle est communément appelée « Mère de Dieu » chez les catholiques, et c’est la bienheureuse qui a enfanté Jésus, son nom est Marie. Le hadith se décline en plusieurs versions et son authenticité n’a pas été approuvée par les ‘oulemâ’ : « Abi Oumâma a rapporté : j’ai entendu le Messager de Dieu dire à ‘Aicha : « j’ai appris que Dieu m’a marié au Paradis avec Marie, fille d’Imrân, Kaltham, la sœur de Moïse, ainsi qu’avec la femme du Pharaon »41.

Le funeste destin des musulmanes
La condition des musulmanes au ciel n’est pas meilleure que sur Terre. Certes, elles logeront dans de splendides châteaux, mais compte tenu de leur situation ici-bas, le luxe est le seul avantage qu’elles tireront en échange d’une vie entière dédiée à l’adoration de leur Seigneur. Elles n’auront aucune relation sociale si ce n’est qu’avec leurs époux qui passeront fréquemment les déflorer. Les pieuses seront séquestrées dans leurs résidences, comme les houris, et ne pourront en sortir. Le Docteur Ibrahim Mahmoud décrit leur triste sort comme suit :

Fait remarquable, l’absence de toute présence physique particulière pour la femme (…). Les plaisirs du Paradis sont réservés aux hommes (…). Les discussions, les ruisseaux, le langage qui dans son élocution apporte la joie, ainsi que les teintures, sont voués aux hommes dans l’énonciation des plaisirs du Paradis (…). Les anges étreignent les croyants, et s’il y a des femmes, elles sont embrassées par les mâles présents, il y a aussi des éphèbes qui reçoivent les hommes croyants admis au Paradis et sont à leur disposition. Des dizaines d’houris aux grands yeux noirs sont impatientes de rencontrer leur époux terrestre et les accueilleront avec des chants ! Mais il n’y a aucune référence aux croyantes méritant le Paradis, elles sont accueillies par des anges, néanmoins on ne trouve aucune mention d’un quelconque éphèbe serviteur qui les reçoit, ni de houris qui chantent, ni de mâle étant ravi de les rencontrer.42

Le Coran donne très peu de détails sur la récompense des musulmanes, on dit qu’elles auront « des demeures excellentes » (9.72), et Dieu leur restituera, en plus de l’hymen, leur beauté d’antan. Il n’y a pas de femmes âgées dans le lupanar d’Allah. Les versets 35 à 37 de la sourate de « l’évènement » concernent aussi bien les houris que les pratiquantes :

Al-Hassan a rapporté:
Une vieille femme est allée trouver le Prophète et dit : « Ô Messager de Dieu, prie Dieu pour moi afin qu’Il me laisse entrer au Paradis ». Il a répondu : « Ô Oumm intel, les vieilles femmes n’entrent pas au Paradis ». Elle est rentrée chez elle en pleurant, puis il a dit : « dites-lui que les vieilles femmes n’entrent pas au Paradis, Dieu dit : que Nous avons formées, en perfection, et que Nous avons gardées vierges, coquettes, d’égale jeunesse (56.35-37) ».43

Les croyantes ont tout de même un rang supérieur aux houris, « grâce à l’adoration qu’elles consacraient à Dieu dans la vie d’ici bas », indique le hadith as-sour.

Contrairement aux hommes, si une femme s’est mariée plusieurs fois, elle n’aura droit qu’à un seul conjoint ; le tout est de savoir lequel. La tradition propose deux hypothèses, la première, d’après les dires du Prophète, est « qu’elle choisira celui qui a le meilleur caractère »44, mais ce hadith est faible, tandis que la seconde suggère que « la femme appartiendra à son dernier mari »45, et cela est une tradition plus sûre car sa chaine de transmission est solide ; c’est aussi l’avis privilégié par les théologiens et la raison pour laquelle Mahomet a interdit à ses femmes de se remarier après sa mort (33.53) : « Hodhayfa a dit à son épouse : « si tu veux être mon épouse au Paradis, ne te remaries pas après ma mort, car au Paradis la femme sera l’épouse de son dernier mari ici-bas. Voilà pourquoi Dieu a interdit aux épouses du Prophète de se remarier, car elles seront ses épouses au Paradis »46.

Pour ce qui est des femmes qui n’ont jamais eu la joie de connaitre la vie maritale sous l’islam, elles auront la possibilité de convoler avec l’homme de leur choix étant donné « qu’au Paradis, il n’y a pas de célibataires »47. Le jurisconsulte wahhabite Ibn al-‘Othaymîn (m. 2001) a abordé cette question dans Majmou’ al-Fatâwa, toutefois, son opinion n’est pas en total adéquation avec le susdit hadith :

Si une femme fait parti des gens du Paradis et ne s’est pas mariée, ou si son mari n’est pas des gens du Paradis, quand elle entrera au Paradis il y aura des hommes qui ne se sont pas mariés, et ces hommes auront des épouses parmi les houris et des épouses parmi les gens de ce monde s’ils le souhaitent. Pareillement, en ce qui concerne la femme qui n’a pas eu de mari, ou qui avait un mari dans ce monde mais qui n’est pas rentré au Paradis avec elle, si elle veut se marier elle aura alors inévitablement ce qu’elle désire, à cause du sens général de ces versets (41.31, 43.71).48

Les célibataires ont plus de chance d’accéder au Paradis que les femmes mariées, car les musulmanes se comportent généralement de façon désagréable avec leurs maris et s’attirent les foudres des vierges de l’au-delà qui les maudissent. On rapporte que le Prophète a dit : « toutes les fois qu’une épouse ici-bas fait du mal à son mari, son épouse parmi les houris lui dit : « ne lui fait pas de mal ! Que Dieu te combatte ! Il n’est auprès de toi que comme un passant sur le point de te quitter pour venir chez nous »49. Dans un célèbre hadith d’al-Boukhâri, Mahomet prétend avoir vu les gens de l’enfer – qui pourtant n’y seront qu’au Jour de la Résurrection – est-ce là une vision du futur ou une maladresse des traditionalistes ?

Le Messager de Dieu (…) a dit : « Ô femmes ! Faites la charité parce que j’ai vu que la majorité des habitants de l’enfer sont des femmes ». Elles ont demandé : « pourquoi en est-il ainsi, Ô Messager de Dieu ? » Il a répondu : « vous maudissez fréquemment et vous êtes ingrates envers vos maris. Je n’ai jamais rien vu de plus déficient en intelligence et en religion que vous. Un homme sensible et sensé pourrait être égaré par quelques-unes d’entre vous ». Elles ont demandé : « Ô Messager de Dieu ! Qu’y a t-il de déficient dans notre intelligence et notre religion ? » Il a dit : « la preuve apportée par deux femmes n’est-elle pas équivalente à celle d’un seul homme ? » Elles ont répondu : « oui ». Il a continué : « c’est là qu’est le manque d’intelligence. N’est-il pas vrai qu’une femme ne peut ni prier ni jeûner pendant ses menstrues ? » Elles ont répondu : « oui » Il a dit : « ceci est l’insuffisance en matière de religion ».50

Et le mouhaddith chaféite Abi ‘Awâna (m. 928), qui fut l’un des cheikhs d’at-Tabarâni, a recueilli la tradition suivante : « le Messager de Dieu a dit : « peu d’habitants du Paradis sont des femmes »51. Alors qu’on pensait que la quasi-totalité des musulmanes échoueraient dans le gouffre de la perdition, Mohammad bin Tâhir al-Fatni (m. 986) a récolté un hadith où « le Messager de Dieu a dit : « je suis entré au Paradis et j’ai vu que la majorité de ses habitants était des femmes »52. À première vue, une simple confusion du transmetteur semble être à l’origine de cette variante, cependant, al-Qortobi préfère accorder les récits en avançant l’explication ci-après :

« Peu d’habitants du Paradis sont des femmes » (…) Il peut s’agir de la période durant laquelle les femmes sont en enfer et qui précède l’intercession et la miséricorde de Dieu le Tout-puissant qui les en sortira, car il n’y laissera personne parmi ceux qui ont dit : « il n’y a de Dieu que Dieu ». Par la suite, les femmes seront majoritaires au Paradis.53

Ibn Kathîr soutiendra un siècle plus tard cette même thèse dans son livre Al-Bidâya wa-n-Nihâya. D’abord sévèrement battue par son mari ici-bas, la femme musulmane sera ensuite brûlée vive par Allah, puis convertie en objet sexuel pour l’éternité. Elle passera d’un enfer à un autre.

La procréation
En ce haut lieu de luxure et de dépravation immodérée, la jeune communauté s’est interrogée sur l’éventualité de l’enfantement. S’il n’y a pas d’éjaculation, subséquemment, les femmes ne tomberont pas enceinte. Dans le corpus d’Ahmad ibn Hanbal (m. 855), Mahomet assure que « les pieuses pour les pieux auront autant de plaisir que vous en avez dans la vie d’ici-bas, sauf qu’il n’y aura pas de procréation »54. Cela rentre en contradiction avec la parole d’Allah : « Nous somme vos protecteurs dans la vie présente et dans l’au-delà, et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez » (41.31) ; « et il y aura là [pour eux] tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux » (43.71). Dieu cède à tous les caprices de ses fidèles, si bien qu’un homme stérile en ce monde qui souhaite fonder une famille, devrait voir son vœu exaucé au Paradis. La tradition, par l’intermédiaire d’at-Tirmidhi, répond à cette difficulté théologique de la manière suivante : « le Messager de Dieu a dit : « si le croyant désire avoir un enfant au paradis, la conception et l’accouchement ne dureront qu’une heure, puis l’enfant aura l’âge que l’homme voudra »55, ensuite le mouhaddith nous fait prendre part au débat qui agitait les ‘oulemâ’ en ce temps-là :

Il y a divergence d’opinion parmi les savants à ce sujet. Certains d’entre eux disent qu’il y a des rapports sexuels au Paradis mais sans donner naissance à des enfants, c’est ce qui a été rapporté par Tâwous, Moujâhid, et Ibrâhîm an-Nakha’i. Et Mohammed a rapporté qu’Ishaq bin Ibrâhîm a dit que le hadith du Prophète indique que si un croyant désire avoir un enfant au Paradis, il en aura un en l’espace d’une heure exactement comme il le désire, mais s’il n’en veut pas, il n’en aura pas. Mohammed a dit : « on a rapporté d’Abi Razîm al-‘Oqayli que le Prophète a dit : les gens du Paradis n’auront pas d’enfant ».56

Les éphèbes
Le Coran évoque la présence d’éphèbes agrémentée de forts sous-entendus en reprenant le discours utilisé pour les houris. Les jeunes garçons sont chargés d’apporter aux élus différents breuvages, parfois alcoolisés, et sont d’une beauté presque indescriptible. Ils sont mentionnés par trois fois : « et parmi eux circuleront des garçons (ghilmân) à leur service, pareils à des perles cachées » (52.24), « parmi eux circuleront des garçons (wildânoun) éternellement jeunes, avec des coupes, des aiguières, et un verre [rempli] d’une liqueur de source qui ne leur provoquera ni maux de tête ni étourdissement » (56.17-19), et « parmi eux, circuleront des garçons (wildânoun) éternellement jeunes. Quand tu les verras, tu les prendras pour des perles détachées » (76.19). Certains ressemblent à des « perles cachées » comme les houris (56.23), d’autres à des « perles détachées ». Il est difficile de se représenter une image mentale de ces êtres tant leur description est floue, la métaphore s’avère inappropriée et inutile pour le lecteur. Le langage employé insinue que les garçons pré-pubères ne sont pas seulement là pour le plaisir des yeux, ce qui amène le savant égyptien Mohammad Jalâl Kichk (m. 1993) à en déduire que « les éphèbes du Paradis sont pour le plaisir sexuel »57 dans son livre Khawâtir Moslim fi-l-Mas’âla al-Jansiyya. Le Cheikh se base sur le dogme dont nous avons précédemment exposé les grandes lignes selon lequel l’illicite devient licite dans l’autre monde. Kichk poursuit sa réflexion et développe son argumentation au fil des pages :

Je ne crois pas que quiconque puisse discuter le fait que les éphèbes sont des petits garçons. Ils relèvent du domaine de la béatitude et du plaisir, avec leur beauté, comme une bonne récompense pour les croyants. Ils sont comme les aiguières, le vin, les fruits, les oiseaux, et les houris, tous sont là pour en tirer du plaisir, y compris leur magnificence. Les éphèbes et les houris sont de la même nature ; il est établi selon le hadith et le texte coranique que les houris sont pour le plaisir sexuel, c’est aussi le cas des éphèbes. La différence entre eux dans le verset est que les houris sont des « perles cachées », tandis que les éphèbes sont des « perles détachées ». Les commentateurs, que Dieu les bénisse, ont décidé que les perles détachées sont plus belles que les perles cachées. […]
Et celui qui a réprimé ses désirs, préservé sa chasteté, et protégé ses parties intimes, ne mérite-t-il pas une récompense ? Et quelle meilleure autre récompense que de goûter au Paradis ce qu’il désire et préfère ?
Les houris sont la récompense de ceux qui convoitent l’adultère mais s’en sont abstenus à cause de leur crainte de Dieu, de même les éphèbes sont la récompense de ceux qui les ont désirés. Et Dieu sait mieux !58

Ses propos ont scandalisé le monde musulman, et l’université d’al-Azhar, qui représente la plus haute autorité sunnite, a dû statuer sur les enseignements du livre de Kichk. Les juristes ont tardé à rendre leur verdict mais n’ont pas pris unanimement position contre l’imam égyptien en ce qui concerne l’homosexualité au Paradis, en revanche, il fut blâmé au sujet de la durée des érections (ce dernier prétendait que l’érection était perpétuelle tandis que les érudits d’al-Azhar pensaient qu’elle n’était que prolongée) ! L’opinion de Kichk sur la possibilité de pédérastie n’est pas isolée, puisque dès les premiers siècles de l’islam, le théologien de génie en jurisprudence Yahya ibn al-Aktham (m. 857), qui exerçait les fonctions de cadi à Basra, soutenait pareillement que les éphèbes sont destinés à la jouissance sexuelle : « Dieu a béni les gens du Paradis avec les éphèbes qui se promènent autour d’eux, il les a préféré dans le service aux esclaves femmes, alors qu’est-ce qui m’empêcherait de profiter de cette bénédiction accordée aux gens des rangs élevés ? »59. Le Dr Ibrahim Mahmoud a fait savoir qu’il était du même avis que Kichk dans son ouvrage sur le sexe dans l’au-delà intitulé Joughrâfiyyat al-Maladhât : al-Jins fi-l-Jana :

Le Cheikh Mohammad Jalâl Kichk a soulevé une tempête de protestations et de critiques en attirant l’attention sur son livre, notamment parce qu’il est un juriste fondamentaliste, ainsi qu’un illustre savant d’al-Azhar. Il a affirmé que celui qui fuit les plaisirs sexuels sera récompensé par des relations sexuelles avec les éphèbes éternels […]. Cela concorde avec l’avis d’Ibn Qayyim al-Jawziyya qui a écrit dans la source mentionnée : « quiconque s’est abstenu des plaisirs défendus de Dieu pourra jouir de ces plaisirs le Jour de la résurrection d’une façon parfaite ».60

Ni le Coran ni le hadith ne peuvent contrecarrer cette thèse. C’est, de plus, le fantasme de beaucoup de musulmans car l’homosexualité est extrêmement répandue en terre d’islam, malgré que cela soit présenté par les imams comme une perversion importée d’Occident. Ibn Kathîr écrit qu’en son temps « le péché de l’homosexualité a empoisonné la plupart des rois et des princes, mais aussi les marchants, les gens ordinaires, les écrivains, les savants, les juges, et d’autres, sauf ceux que Dieu a voulu préserver du vice de l’homosexualité »61. Citons en exemple quelques importantes personnalités musulmanes qui ne se souciaient pas de cacher pas leur attirance physique envers les jeunes garçons : du côté des savants, nous trouvons le soufi al-Ghazâli (m. 1111) qui était constamment accompagné d’un enfant, le tabi’i Sofyân ath-Thawri (m. 778), ou encore Yahya ibn Aktham que nous avons mentionné plus haut, et parmi les dirigeants de la nation islamique, les deux califes abbassides al-Mou’tassim (m. 842), qui était éperdument amoureux d’un petit garçon prénommé ‘Ajîb62, et al-Wâthiq (m. 847), ainsi que le fondateur de l’islam, Mahomet !  

Le Prophète aimait être entouré d’imberbes qui se pressaient à son service. Certains rétorqueront qu’il n’éprouvait simplement que de la sympathie pour les enfants, néanmoins, il possédait des dizaines d’esclaves aptes à accomplir les tâches demandées. Quand il nettoyait son sexe après ses besoins, c’était toujours un petit garçon qui venait lui apporter son vase d’eau 63, et durant l’expédition de Khaybar, il demanda à être servi par un jeune homme :

Anas bin Mâlik a rapporté :
Le Prophète a dit à Abi Talha : « choisis un de tes garçons servants afin qu’il me serve durant l’expédition de Khaybar ». Abi Talha m’a choisi et j’étais assis derrière lui lorsque l’on chevauchait alors que j’étais un garçon qui approchait de l’âge de la puberté. Je servais le Messager de Dieu quand il s’arrêtait pour se reposer.64

Le juriste hanbalite Ibn al-Jawzi (m. 1201) a véhiculé des traditions tellement compromettantes au sujet de Mahomet qu’elles dussent être classifiées da’îf par ses coreligionnaires. Celles-ci mettent en avant le coming out du Prophète et de son compagnon ‘Omar ibn al-Khattâb et relatent que les éphèbes sont capables de faire tourner la tête des ascètes.

Le Messager d’Allah a dit : « ne fréquentez pas les fils des rois car les esprits les désirent ardemment bien plus que les jeunes filles nubiles ».
Le hadith dont la chaîne remonte à al-‘A’mach, de Abû Sâlih, de Abû Hurayra, du Messager d’Allah qui a dit : « ne soyez pas trop éblouis par les enfants des rois, car ils ont une séduction pire celle des vierges ».
Le hadith dont la chaîne remonte à al-Cha’bi qui a dit : « la délégation des ‘Abd al-Qays est venue voir le Messager d’Allah et il y avait parmi eux un jeune éphèbe éclatant de blancheur. Le Prophète le fit asseoir derrière lui et dit : « la faute de Dâwûd (David), sur lui le salut, était le regard ».
D’après Abû Hurayra qui a dit : « le Messager d’Allah a interdit à l’homme de fixer les yeux avec insistance sur un éphèbe ».
‘Umar bin al-Khattâb a dit : « il n’y a pas eu en ce monde de bête féroce nuisible dont on craint plus qu’un jeune homme éphèbe ».65

Ne pouvant maîtriser ses pulsions, l’Envoyé de Dieu s’est livré à de véritables agressions sexuelles au vu et au su de tout le monde, ses actes criminels ont été recensés dans des traditions authentiques ou correctes. Ses proies n’étaient autre que ses petit-fils al-Hassan et al-Hossein, la progéniture de sa fille Fatima, auxquels il s’est attaqué lâchement en profitant de son statut de commandant en chef des armées barbares. Dans les œuvres d’Ahmad et d’al-Boukhâri, Mahomet embrasse langoureusement al-Hassan sans aucune retenue, jusque dans la mosquée à côté de fidèles en train de prier : « Mou’âwiyya a rapporté : j’ai vu le Messager de Dieu sucer la langue ou les lèvres d’al-Hassan bin ‘Ali. Aucune langue ou lèvres que le Messager de Dieu a sucées ne sera torturées (en enfer) »66 ; « ensuite, il est parti et je suis parti avec lui à la mosquée (...). Hassan est arrivé en courant et a sauté sur ses genoux. Il a mis la main dans sa barbe, puis le Prophète a ouvert la bouche et a introduit sa langue dans sa bouche. Ensuite, il a dit : « Ô Dieu, je l’aime, alors aime-le et fais qu’il soit aimé »67. Nous lisons de même dans Târîkh Madînat Dimachq d’Ibn ‘Asâkir (m. 1175) : « Abi Horayra a rapporté : j’ai vu le Messager de Dieu sucer la langue d’al-Hassan et d’al-Houssayn comme l’homme suce la date »68. Son comportement contraire aux bonnes mœurs choquait les Arabes, d’autant plus que ses compagnons ne se gênaient pas non plus pour explorer la cavité buccale de jeunes mâles, si bien qu’un bédouin excédé par son attitude abjecte fit le déplacement afin de lui reprocher ses agissements obscènes : « vous embrassez les garçons ! Nous ne les embrassons pas ». Le Prophète a répondu : « je ne peux mettre de la miséricorde dans ton cœur si Dieu l’en a retirée »69. Et Ibn Hajar al-‘Asqalâni (m. 1449) a mentionné dans son commentaire du Sahih al-Boukhâri « qu’Oyayna bin Hisn est entré chez le Messager d’Allah. Il l’a vu embrasser al-Hassan et al-Hossein. Il a dit : « dois-je les embrasser, Ô Messager d’Allah ? J’ai dix enfants et je n’embrasse aucun d’entre eux »70. La langue n’était pas le seul organe que Mahomet aimait sucer, le sexe de ses petits-enfants lui mettait également l’eau à la bouche, comme nous pouvons le constater dans ce hadith d’at-Tabarâni jugé bon par al-Haythami : « Ibn ‘Abbâs a rapporté : « j’ai vu le Messager de Dieu écarter les cuisses d’al-Hossein, puis il a embrassé son pénis »71 ; et dans Sunan al-Kobra, al-Bayhaqi a référencé ce récit douteux : « nous étions avec le Prophète quand al-Hassan est arrivé. Il l’a embrassé en l’étreignant, puis il a soulevé sa chemise et embrassé son pénis »72. Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver dans le Coran les fantasmes pédérastiques de Mahomet, celui-ci affectionnait tant la compagnie des éphèbes qu’il imaginait un Olympe peuplé de jeunes et beaux mâles dont il pourrait jouir indéfiniment, du reste, cette vision paradisiaque n’était pas faite pour déplaire à ses amis homosexuels.

On consulta le Messager de Dieu et ses compagnons au sujet de l’identité des ghilmân du Paradis. Il en est ressorti trois théories que les savants de l’islam ont dû examiner. Dans une tradition d’Ibn Abi ad-Dounyâ (m. 894) authentifiée par al-Albâni (m. 1999), le Prophète a dit : « les enfants des polythéistes seront les serviteurs des gens du Paradis »73, c’est aussi l’avis du compagnon Salmân al-Fârisi (m. 644) rapporté dans l’exégèse d’al-Qortobi. Ce rapport contrevient toutefois à d’autres propos tenus par le Messager de Dieu dans un hadith du Mosnad Ahmad, dans lequel il proclame que les enfants des infidèles brûlent en enfer, y compris les enfants de sa première femme Khadija morts pendant la période préislamique74. ‘Ali ibn Abi Tâlib (m. 661) et al-Hassan al-Basri (m. 728) ont, quant à eux, suggéré que les éphèbes sont la progéniture des croyants :

‘Ali bin Abi Tâlib et al-Hassan al-Basri ont dit : « ces garçons sont les enfants des musulmans qui sont mort jeunes et qui n’ont pas accompli de bonnes ou de mauvaises actions ». (…) Al-Hassan a dit : « ils n’ont pas de bonnes actions pour lesquelles ils peuvent être récompensés et n’ont pas de mauvaises actions pour lesquelles ils doivent être punis, donc ils sont mis dans cette condition ».75

Quoique le texte coranique ne donne pas d’indication sur l’origine de ces éphèbes, il semble vouloir dire qu’ils sont créés comme le sont les houris, et c’est le point de vue de la majorité des théologiens, tel que le Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya (m. 1328) :

Les garçons qui circuleront parmi les gens du Paradis sont ceux qui sont créés pour le Paradis, ce ne sont pas des enfants des gens de ce monde. Si les enfants de ce monde entrent au Paradis, il leur sera donné une forme parfaite comme les autres habitants du Paradis, de la forme d’Adam, âgés de trente trois ans et faisant trente mètres de haut. On dit aussi qu’ils seront larges de trois mètres.76

La transsexualité
At-Tirmidhi a mis en évidence un hadith très étrange ayant trait à la transsexualité, il se présente ainsi : « au Paradis, il y a un marché où il n’y ni achat ni vente, mais des apparences d’hommes et de femmes. Si un homme désire l’une de ces apparences, il la revêtira »77. À priori, le Messager de Dieu tente de rassurer les personnes laides de son entourage en leur faisant croire qu’il leur sera possible d’échanger leur physique disgracieux contre un joli minois, cependant, ses propos s’adressent aussi aux hommes « mal dans leur peau ». Ceux-ci auront accès aux miracles de la chirurgie esthétique sans débourser le moindre sou, et de ce fait, celui qui rêve d’être une femme le deviendra en un instant. Cette tradition sous-entend par conséquent que le lesbianisme est licite au Paradis. Si le croyant, sous son apparence de femme, souhaite faire l’amour avec son épouse, qui l’en empêchera ? Il y a également fort à parier que Mahomet subira une opération de changement de sexe, lui qui désirait tant être une femme ! Dans les sahihayn, Abou Bakr (m. 634) témoigne qu’il a vu le Messager de Dieu « couché sur son lit et portait les vêtements d’Aicha »78, et d’après ses propres mots, le charismatique leader de la oumma a dit : « la révélation ne me vient jamais lorsque je suis habillé en femme, sauf quand je porte les vêtements d’Aicha »79. Ces traditions sont fortes embarrassantes pour les docteurs musulmans qui en défigurent le sens en publiant de mauvaises traductions. Les mahométans, étant non arabophone pour la plupart, n’y verront que du feu. Un prophète travesti et pédéraste comme « excellent modèle » (33.21) à suivre, quelle honte pour la communauté musulmane ! Les imams ne doivent en aucun cas ébruiter ces histoires sous peine de voir leur pouvoir fondre comme neige au soleil.

Réinterprétation d’un orientaliste
Nous ne pouvons clore cette étude sans parler des travaux de Christoph Luxenberg qui, selon sa lecture syro-araméenne du Coran, probablement la langue originelle de Mahomet, change les houris en « raisins blancs, d’une clarté de cristal » (hûr ‘in), des « récipients pleins de fruits juteux » (kawâ’ib atrâb), « des branches pleines de fruits pendant bas » (sirât al-tarf), « des fruits exquis de toutes sortes » (khayrât hisân), « des prémices glacés et juteux » (abkâr ‘urub atrâb), « des raisins pendant bas dans les treilles » (hûr maqsûrât fi al-khiyâm), ou encore « des fruits purs » (azwâj mutahhara). Quant aux éphèbes, ils se trouvent transformés en « fruits » ou « raisins glacés », le terme mukhalladûn (« immortels ») étant pour les besoins de la cause réinterprété en mujalladûn (« glacés ») »80. Cette thèse, très crédible, reste à confirmer. En admettant que Luxenberg se soit trompé, nous pouvons affirmer avec assurance que le Prophète ait été influencé par des ébionites qu’il croisa au Proche-Orient ou au cours de son périple hedjazien. Saint Jérôme (m. 420) dans son commentaire sur Isaïe décrivait leur représentation du Paradis comme les « délices de la chair, de la luxure et de toutes les voluptés du corps… l’esclavage de tous les autres peuples à leur service et la jouissance de la beauté des femmes… des jeunes femmes et des petits garçons pour leur plaisir »81. Cette description du royaume à venir s’apparente très fortement à la vision du Paradis que se faisait Mahomet.

 

En guise de conclusion, citons un extrait du puissant sermon prononcé dans la cathédrale d’Alger par Monseigneur Pavy (m. 1866), dans lequel il exprime toute son amertume suite à la lecture du livre sacré des musulmans, en prêchant qu’Allah est « un vil entremetteur qui fait un paradis dont il n’est pas le charme suprême ; qui, pour récompenser ses élus, a recours aux créatures et change l’éternelle beauté du ciel en un lieu de prostitution ; dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver ; c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Oh ! non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu… »82.

 

 

 

 

1 Hâdi al-Arwâh ila Bilâd al-Afrâh, Ibn Qayyim, p.157, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya

2 Fatwa du Cheikh Gibril Fouad Haddad, Sex with slaves and women’s rights, 2003-06-02, www.livingislam.org

3 Sahih Moslim 2838-3

4 Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, Ibn Kathîr, volume 6, p.582, sourate 36 verset 55, Dâr Tayba, 2002

5 Ma’ariful Qur’an, Mohammad Chafi’ ‘Othmâni, volume 7, p.762, sourate 44 verset 54, Dâr al-‘Ouloum. Ancien mufti d’Inde et du Pakistan, Mohammad Chafi’ ‘Othmâni est décédé en 1976.

6 Fatwa n°4994, Choses interdites ici-bas et autorisées dans l’au-delà, Cheikh Mohammed Salih al-Mounajid, www.islamqa.com

7 Hachiyyat al-Boujayrami ‘ala al-Khatîb, Mohammed bin ‘Omar al-Boujayrami, volume 3, p.356, Dâr al-Fiker, 1995

8 Al-Mou’jam al-Awsat, at-Tabarâni, volume 1, p.201, n°290, Maktabat al-Ma’ârif, 1985. Hassan selon as-Souyouti dans Jâmi’ as-Saghir 3934 ; al-Haythami le déclare faible dans son livre Majma’ az-Zawâ’id wa-Manba’ al-Fawâ’id, volume 10, p.419, n°18763, Maktabat al-Qoudsi, 1994. 

9 Hâdi al-Arwâh ila Bilâd al-Afrâh, p.158. Hadith faible.

10 Mosnad Ahmad 11318. Al-Haythami juge sa chaine de transmission hassan dans Majma’ az-Zâwa’id, volume 10, p.419, n°18762.

11 « Hadith as-Sour » transmis par Abi Ya’la et rapporté par Ibn Kathîr dans son exégèse : Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 3, p.287, sourate 6 verset 73.

12 At-Tadhkira bi-Ahwâl al-Mawta wa-Oumour al-Akhira, al-Qortobi, p.985, Dâr al-Manâhij, 1425

13 Sunan at-Tirmidhi 2532. Hadith sahih ou hassan selon at-Tirmidhi.

14 Sahih al-Boukhâri 2643

15 Sunan an-Nasâ’i 5126. Sahih dans At-Targhîb wa-t-Tahrîb min al-Hadith ach-Charîf, al-Mondhiri, volume 3, p.60, n°3074, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya, 1417.

16 Mosnad Ahmad 10549. Les transmetteurs sont dignes de confiance d’après al-Bousayri dans son ouvrage Ithâf al-Khîra al-Mihra bi-Zawâ’id al-Massânîd al-‘Achara, volume 8, p.242, n°7880, Dâr al-Watan li-l-Nacher, 1999 ; Ibn Qayyim le rejette, voir Hâdi al-Arwâh ila Bilâd al-Afrâh p.106.

17 Sunan at-Tirmidhi 2562 et 1663. Rapporté également par Ahmad 16730. Concernant le hadith n°1663, Abou ‘Isa (at-Tirmidhi) a dit : « c’est un hadith hassan sahih gharîb ».

18 Al-Bahr az-Zakhâr, al-Bazzâr, volume 13, p.408, n°7123, Maktabat al-‘Ouloum wa-l-Houkm, 1988-2009. Da’îf.

19 Rapporté dans le Tafsir Ibn Kathîr : Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 3, p.287, sourate 6 verset 73.

20 Sunan Ibn Majah 4337. As-Souyouti l’a classifié hassan dans al-Jâmi’ as-Saghîr 7989 ; Ibn Hajar al-‘Asqalâni (m. 1448) le considère faible dans Fath al-Bâri Charh Sahih al-Boukhâri, volume 6, p.325, Dâr al-Ma’rifa, 1379.

21 Sahih al-Boukhâri 3081

22 Al-Bidâya wa-n-Nihâya, Ibn Kathir, volume 20, p.340, Dâr ‘Âlam al-Kotob, 2003

23 Al-Ba’th wa-n-Nouchour, al-Bayhaqi, volume 1, p.224, n°373, Markaz al-Khadamât wa-l-Abhâth al-Thaqâfiyya, 1986. Sahih d’après al-Haytami dans Az-Zawâjir ‘an Iqtirâf al-Kabâ’ir, volume 2, p.433, Dâr al-Fiker, 1987.

24 Ibid. n°372

25 Sifat al-Janna, Abou Nou’aym al-Asbahânî, volume 2, p.212, n°378, Dâr al-Mâ’moun li-t-Tourath

26 Al-Itqân fi-l-‘Ouloum al-Qor’ân, as-Souyouti, volume 2, p.502, Dâr al-Kitâb al-‘Arabi, 1999

27 Al-Bidâya wa-n-Nihâya, volume 20, p.341

28 At-Tadhkira bi-Ahwâl al-Mawta wa-Oumour al-Akhira, volume 3, p.985

29 Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 5, p.335-336, sourate 21 verset 17

30 « Hadith as-sour » rapporté par Ibn Kathîr : Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 3, p.287, sourate 6 verset 73.

31 Sunan Ibn Majah 4337

32 Al-Mou’jam al-Awsat, volume 6, p.128, n°5263. Ibn Kathîr rapporte dans son Tafsîr du verset 56.35 : « l’hâfiz Abou ‘Abdallah al-Maqdisi a dit : selon moi, cet hadith rencontre les critères du sahih, et Dieu sait mieux » (Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, volume 7, p.533). Ibn Qayyim a jugé son isnâd sahih dans Hâdi al-Arwâh ila Bilâd al-Afrâh p.164.

33 Sunan at-Tirmidhi 2536. Sahih gharîb.

34 Hachiyyat al-Boujayrami ‘ala al-Khatîb, volume 3, p.356

35 Boughiyya al-Bâhith ‘an Zawâ’id Mosnad al-Hârith, al-Hârith bin Abi Oussâma, volume 2, p.878, n°944, Markaz Khadamat as-Sunna wa-s-Sira an-Nabawiya, 1992

36 Sahih al-Boukhâri 265

37 At-Tabaqât al-Kobra, Ibn Sa’d, volume 8, p.192, Dâr as-Sâdir, 1968

38 Kanz al-‘Oumâl fi Sunan al-Aqwâl wa-l-Af’âl, ‘Alâ ad-Dîn al-Mouttaqi al-Hindi, volume 16, p.345, Mou'assassa ar-Risâla, 1981

39 Ibid. volume 7, p.216, n°18686, et volume 16, p.346, n°44851

40 Majma’ az-Zâwa’id, volume 4, p.293, n°7553. L’auteur a dit : « les hommes sont sûrs sauf ‘Abd as-Salâm bin ‘Asim ar-Râzi, mais il est digne de confiance ».

41 Al-Mou’jam al-Kabîr, at-Tabarâni, volume 8, p.258-259, n°8006, Maktaba Ibn Taymiyya

42 Joughrâfiyyat al-Maladhât : al-Jins fi-l-Jana, Ibrâhim Mahmoud, p.177-178, Riyâd ar-Rayyis Koutoub wa-n-Nachr, 1998

43 Ach-Chamâ’il al-Mohammadiyya al-Khasâ’il wa-l-Moustafawiyya, at-Tirmidhi, p.198-199, n°241, al-Maktaba at-Tijâriyya, 1993. Le hadith a été affaibli mais il est confirmé par l’interprétation des commentateurs : « c’est Nous qui les avons créées », c’est-à-dire, dans l’autre vie, après qu’elles soient devenues vieilles dans cette vie, elles ont été ramenées vierges, jeunes, aimantes envers leurs maris, belles, agréables et enjouées » (Tafsir al-Qor’ân al-‘Azîm, Ibn Kathir, volume 7, p.531, sourate 56 verset 35).

44 Hâdi al-Arwâh ila Bilâd al-Afrâh, Ibn Qayyim, p.158

45 Ithâf al-Khîra al-Mihra bi-Zawâ’id al-Massânîd al-‘Achara, al-Bousayri, volume 4, p.115, n°3264, Dâr al-Watan li-l-Nacher, 1999. Le mouhaddith a dit : « c’est un isnâd d’hommes digne de confiance ». Des traditions similaires ont été enregistrées par Ibn Sa’d (at-Tabaqât al-Kobra, volume 8, p.251), Abou ach-Cheikh al-Asbahâni (Tabaqât al-Mouhaddithîn bi-Asbahân wa-l-Wâridîn ‘alayha, volume 4, p.36, Mou'assassa Risâla, 1992), et at-Tabarâni (Al-Mou’jam al-Awsat, volume 4, p.104-105, n°3154).

46 Sunan al-Kobra, al-Bayhaqi, volume 7, p.69, n°13199, Maktaba Dâr al-Bâz, 1994. Rapporté également par as-Souyouti dans Al-Khasâ’is al-Kobra, volume 2, p.284, Dâr al-Kotob al-‘Ilmiyya, 1985.

47 Sahih Moslim 2834

48 Majmou’ Fatâwa wa-Rasâ’il, Cheikh Ibn al-‘Othaymîn, volume 2, p.52, n°177, Dâr al-Watan – Dâr ath-Thariyâ, 1413

49 Mosnad Ahmad 21596. Le grand savant du hadith adh-Dhahabi (m. 1348) considère l’isnâd sahih dans Siyyar A’lâm an-Noublâ’, volume 4, p.47, Mou'assassa ar-Risâla, 2001.

50 Sahih al-Boukhâri 298

51 Moustakhraj Abi ‘Awâna, Abou ‘Awâna Ya’qoub bin Ishâq al-Isfarayini, volume 3, p.15, n°4026, Dâr al-Ma’rifa, 1998

52 Tadhkirat al-Moudou’ât, Mohammad bin Tâhir al-Fatni, p.225, Idâra at-Taba’a al-Mounîriyya, 1343

53 At-Tadhkira bi-Ahwâl al-Mawta wa-Oumour al-Akhira, p.983

54 Mosnad Ahmad 15773. L’isnâd comporte des hommes digne de confiance d’après al-Haytami dans Majma’ az-Zâwa’id, volume 10, p.340, n°18351.

55 Sunan at-Tirmidhi 2563. Abou ‘Issa (at-Tirmidhi) a dit : « c’est un hadith hassan gharîb ».

56 Ibid.

57 Khawâtir Moslim fi-l-Mas’âla al-Jansiyya, Mohammad Jalâl Kichk, p.17, Maktabat at-Tourâth al-Islâmi, 1992

58 Ibid. p.202 et 214

59 Nodhat al-Albâb Fimâ lâ Youjad fi Kitâb, Chihâb ad-Dîn Ahmad at-Tîfâchi, p.174, Riyâd ar-Rayyis Koutoub wa-n-Nachr, 1992

60 Joughrâfiyyat al-Maladhât : al-Jins fi-l-Jana, Ibrâhim Mahmoud, p.385-386

61 Al-Bidâya wa-n-Nihâya, Ibn Kathir, volume 9, p.162, Dâr al-Fiker, 1986

62 Târîkh al-Kholafa’, as-Souyouti, volume 1, p.291, Matba’at as-Sa’âda, 1952

63 Sahih al-Boukhâri 150. Voir aussi Sunan an-Nasâ’i 45.

64 Ibid. 2736 . Voir aussi Sunan Abi Dâwoud 43.

65 Talbîs Iblîs, Les Ruses de Satan, Ibn al-Jawzi, p.381-382, traduit par le département de traduction des éditions Sabil, 4ème édition, 2010. Dans l’édition arabe : Talbîs Iblîs, p.336, Dâr al-Kitâb al-‘Arabi, 1985.

66 Mosnad Ahmad 16406. Al-Haythami a dit dans Majma’ az-Zâwa’id, volume 9, p.177, n°15047 : « les hommes sont sûrs sauf ‘Abd ar-Rahman bin Abi ‘Awf mais il est de confiance ».

67 Al-Adab al-Moufrad, al-Boukhâri, p.668-669, n°1183, Maktabat al-Ma’ârif, 1998

68 Târîkh Madînat Dimachq, Ibn ‘Asâkir, volume 13, p.223, Dâr al-Fiker, 1995. Sahih.

69 Sahih al-Boukhâri 5652

70 Fath al-Bâri Charh Sahih al-Boukhâri, Ibn Hajar al-‘Asqalâni, volume 10, p.430, Dâr al-Ma’rifa, 1379

71 Al-Mou’jam al-Kabîr, volume 12, p.108, n°12615. Classifié hassan d’après al-Haythami dans Majma’ az-Zâwa’id, volume 9, p.186, n°15108, et affaibli par Ibn Hajar dans At-Talkhîs al-Habir, volume 1, p.222, Mou'assassa Qortoba, 1995.

72 Sunan al-Kobra, al-Bayhaqi, volume 1, p.137, n°637

73 An-Nafaqa ‘ala al-‘Ayâl, Ibn Abi ad-Dounyâ, volume 1, p.370, n°206, Dâr Ibn Qayyim, 1990. Hadith déclaré sahih par al-Albâni dans as-Silsilat as-Sahîha, volume 3, p.452, n°1468, Maktabat al-Ma’ârif.

74 Mosnad Ahmad 1134. Après expertise, Ahmad Shâker (m. 1958) a déterminé qu’il était hassan.

75 Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qor’ân, al-Qortobi, volume 17, p.184, sourate 56 verset 17, Dâr al-Fiker

76 Majmou’ Fatâwa, Ibn Taymiyya, volume 4, p.312, Moujmma’ al-Malik Fahd, 1995

77 Sunan at-Tirmidhi 2550. As-Souyouti le juge sahih dans al-Jâmi’ as-Saghîr 2320, tandis qu’at-Tabrîzi (m. 1341) pense qu’il est faible dans Michkât al-Masâbîh, volume 3, p.226, n°5646, al-Maktab al-Islâmi, 1985.

78 Sahih Moslim 2402

79 Sahih al-Boukhâri 2442

80 Dictionnaire du coran, sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi, p.403, Éditions Robert Laffont, 2007

81 Cité dans Le messie et son prophète, Édouard-Marie Gallez, tome I, p.267, Éditions de Paris, 2005.

82 Collection intégrale et universelle des orateurs sacrés, tome 84, p.1273, par M. l’Abbé Migne, éditeur de la bibliothèque universelle du clergé, 1836

 

 

 

 

 

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