Iblîs l’Hermaphrodite

 

 

 

Satan, dans les textes sacrés de la religion musulmane, est une créature maléfique de la race des djinns (jinnyy ; pl. jînn), et apparaît parfois dans le Coran sous le nom d’« Iblîs ». Les djinns – ou génies - sont des êtres invisibles créés par Dieu (6.100) qui, pour certains, sont croyants, tandis que d’autres non (46.29-32).

D’après la doctrine islamique, le diable était à l’origine « au service de Dieu dans chaque ciel pendant plusieurs milliers d’années et jamais il ne s’était révolté »1 ; il était le chef des djinns, qui eux, vivaient sur Terre, et cela bien avant l’apparition de l’homme : « ‘Abdullah ibn ‘Omar a dit : les génies ont peuplé la Terre deux mille ans avant la création d’Adam, y faisant couler le sang. Dieu leur a envoyé une armée d’anges qui les a chassés vers les îles au milieu des mers »2, puis « ils furent tous taillés en pièces »3. Épaulé de plusieurs troupes d’anges, Satan extermina tous ses semblables jusqu’au dernier et devint le seul survivant de son espèce. Fortuitement, Dieu a donné au Chaytân la capacité de se reproduire, et, de cette façon, les djinns ont pu se multiplier à nouveau et remplir la Terre. Iblîs est donc le géniteur de ses actuels congénères, comme il est dit dans le Coran : « allez-vous cependant le prendre [Iblîs], ainsi que sa descendance (dhourriyyatahou), pour alliés en dehors de Moi, alors qu’ils vous sont ennemis ? »4 (18.50). Les exégètes citent également un avis selon lequel les adeptes de Satan parmi les hommes peuvent être inclus, dans un sens métaphorique, au sein de sa descendance.

Contrairement aux mammifères, le diable n’accouche pas de petits démons par le col de l’utérus puisqu’il est en réalité ovipare, c’est-à-dire qu’il pond des œufs. Il fait son nid dans les souks, entre deux étalages de viande halâl, car c’est sur ces places, très fréquentées par les gens, que l’ennemi des croyants a choisi d’élire domicile et d’y perpétuer la race. C’est pourquoi le Prophète a fortement déconseillé à ses fidèles de s’y rendre seul ou de s’y attarder : « al-Barqâni rapporte, dans son Sahih, ces propos de Salmân : « le Prophète a dit : ne sois pas le premier à entrer au marché ni le dernier à en sortir car c’est là que Satan y pond et fait éclore »5. Cette tradition fut répertoriée par le chaféite Abou Bakr bin Ghâlib bin al-Barqâni (m. 1034), l’un des plus grands traditionalistes de son temps, dans son ouvrage Al-Moustakhraj ‘ala as-Sahihayn, puis elle fut reprise, du fait de son haut degré d’authenticité, dans diverses compositions d’auteurs musulmans, tels que Al-Jami’ al-Ahadith de Jalâl ad-Dîn as-Souyouti (m. 1505), Al-Hâwi al-Kabîr fi Fiqh Madhhab al-Imâm ach-Chafi’i de ‘Ali bin Mohammad bin Habîb bin al-Mâwardi (m. 1058), Al-Jami’ li-Ahkâm al-Qor’ân de Abi Bakr al-Ansâri al-Qortobi (m. 1273), ou encore Riyâd as-Sâlihîn de Yahya bin Charaf an-Nawawi (m. 1277). Ce curieux hadith se décline également en deux variantes enregistrées dans le Sahih de Moslim bin al-Hajjâj (m. 875) : « Salmân al-Fârisi rapporte : ne sois pas - si tu le peux - le premier à entrer au marché ni le dernier à en sortir car il [le marché] est le champ de bataille du diable et c’est là qu’il hisse son étendard »6, et « selon Abû Hurayra, le Prophète a dit : les endroits les plus aimés de Dieu sont les mosquées et les plus détestés sont les marchés »7 ; cependant, ce dernier hadith n’aurait pas de rapport direct avec la présence du diable dans les souks d’après le commentateur an-Nawawi. En effet, l’imam chaféite explique dans son commentaire très remarqué du recueil de Moslim que les marchés sont des lieux où la fraude, la tromperie, l’usure ainsi que le mensonge sont pratiqués, et détournent le croyant de son Dieu, quoiqu’il n’est pas interdit de s’y rendre8.

Les ‘oulemâ’ ont tiré deux interprétations différentes de la tradition archivée par al-Barqâni. La première, à laquelle se rallient l’immense majorité des savants, est littérale car « l’affirmation qu’il n’a pas de descendance, observe le Cheikh ach-Chanqiti (m. 1972), contredit clairement le verset »9 ; alors que la seconde est une anagogie proposée par les théologiens issus des courants mystiques de l’islam, comme le soufisme ou le chiisme, attribuant ainsi au texte un sens spirituel et ésotérique.
La génération des tâbi’in et les grands commentateurs ont opté pour le sens littéral du hadith, sans lequel rien n’expliquerait la présence des génies ici-bas. Hammâd bin Zayd (m. 795) rapporte que Satan « est le père des djinns comme Adam est le père des hommes », et révèle que Dieu a dit à Iblîs : « je ne donnerai pas de descendance à Adam sans t’en donner à toi »10. Le moufassir al-Qortobi déclare logiquement que la tradition d’al-Barqâni « indique que le Chaytân a une progéniture sortie de ses reins »11. Quant au savant chaféite, d’origine kurde, Ibn Khallikân (m. 1282), il note en se référant à la tradition musulmane que « chaque jour dix œufs sortent de lui [Iblis], et soixante-dix mâles et femelles démons éclosent de chaque œuf »12. L’exégète Jalâl ad-Dîn al-Mahalli (m. 1459), en ce qui le concerne, rejoint l’avis du tabi’i Ibn Zayd et écrit en commentaire du verset 18.50 qu’ « Iblis est le père des djinns, et a une progéniture qui est mentionnée avec lui »13.
Quelques théologiens voient en cette tradition une métaphore qui peut être interprétée en ce sens que le diable attire l’homme sur le chemin de l’égarement, le soumet à la tentation, et lui chuchote des mauvaises pensées. Un concept qui fut autrefois développée sous la plume du soufi al-Ghazâli (m. 1111) dans son ouvrage Ihyâ’ ‘Ouloum ad-Dîn :

Une autre de ses grandes voies est l’amour de la parure dans l’ameublement, les vêtements et la maison. Quand Satan voit cette caractéristique dominante dans le cœur de l’homme, il pond des œufs dans ce cœur et les fait éclore, et continue à l’enjoindre de rendre sa maison habitable, d’embellir son plafond et ses murs, et d’agrandir l’édifice. Il l’invite aussi à embellir ses vêtements et ses animaux domestiques, et cherche à l’asservir à cela pendant toute sa vie.14

Cette idée semble toutefois avoir germée dans l’esprit d’Ali bin Abi Tâlib (m. 661), le quatrième calife et ancien compagnon du Prophète Mahomet, puisqu’il aurait déclaré lors d’un sermon au sujet des hypocrites :

Ils ont fait de Satan le maître de leurs affaires, et il les a pris comme associés. Il a pondu des œufs et les a fait éclore dans leurs poitrines. Il grimpe et s’agrippe à leurs genoux. Il voit à travers leurs yeux et parle avec leurs langues. De cette façon, il les a conduit au péché et leur a embelli les choses impures comme l’action de celui à qui Satan s’est associé et raconte des mensonges avec sa langue.15

Bien qu’il soit admis dans la scolastique musulmane que les djinns soient les descendants du diable, aucun verset coranique ni même de tradition prophétique n’aborde ni ne sous-entend la manière dont le Chaytân se reproduit. Pour tenter de répondre à cette question, trois hypothèses furent avancées. Un certain nombre de savants, dont l’exégète des tabi’in Moujâhid bin Jabr al-Makki (m. 718/722), ont évoqué la possibilité d’un Iblîs hermaphrodite, possédant les deux sexes, et capable d’enfanter sans partenaire contrairement aux animaux bisexués : « Moujâhid a dit : Iblîs fait entrer sa partie génitale dans son autre partie génitale et pond cinq œufs, de là provient sa descendance. Et il a été dit : Dieu a créé dans sa jambe droite un pénis et dans sa gauche un vagin, et ils baisent (yankih) l’un avec l’autre, ainsi il en sort chaque jour dix œufs, et de chaque œuf sort soixante-dix diables et diablesses »16. D’autres ont suggéré qu’Iblîs ait une femme, en s’appuyant notamment sur la rhétorique coranique antichrétienne « comment aurait-Il un enfant alors qu’Il n’a pas de compagne ? » (6.101) :

Ach-Chou’bi a dit : « un homme m’a demandé si Iblîs avait une femme. J’ai répondu : « c’est une cérémonie de mariage à laquelle je n’ai pas assisté ». Ensuite, je me suis rappelé du verset : « allez-vous cependant le prendre [Iblîs], ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi ? » (al-Kahf 18.50) J’ai donc réalisé qu’il ne pouvait avoir de progéniture sans avoir une femme, alors j’ai répondu oui ».17

Qatâda bin Da’âma (m. 734) partage ce point de vue, de même que le qadirite ‘Abd al-Qâdir al-Jîlâni (m. 1166) qui rajoute dans al-Ghunia li-Tâlibi Tarîq al-Haqq wa-d-Dîn que Madame « Chaytâna » pond des œufs et fut créée sur le modèle d’Ève avec la côte gauche de son mari. Enfin, une dernière théorie soumise par ath-Tha’labi (m. 1036) dans son ouvrage ‘Arâis al-Majâlis fi Qisas al-Anbiyâ’ suppose que le diable ait mis enceinte le serpent du paradis ! Les circonstances de leur rencontre sont connues au travers de la tradition musulmane. Iblîs, après avoir refusé de se prosterner devant Adam, fut banni du Jardin d’Eden (7.18, 15.35, 17.63, 38.77) et chercha un nouveau moyen d’entrer au paradis afin de faire chuter le père de l’humanité tout en échappant à la surveillance de Dieu et de Ridhwân, le portier :

On rapporte que dans le paradis il n’y avait rien de plus beau que le serpent, excepté Adam. Or Iblîs alla trouver le serpent, et lui dit : « je te donnerai un conseil, et je veux causer avec toi. Fais-moi entrer secrètement dans le paradis, de telle sorte que Ridhwân ne le sache pas, et qu’il ne le voie pas. Le serpent ouvrit la bouche, Iblîs y entra, et le serpent le porta dans le paradis et le mit en présence d’Adam.18 

Satan et le serpent auraient donc éventuellement copulé lors de ce tête-à-tête. Les savants musulmans ont néanmoins privilégié la thèse du Chaytân hermaphrodite étant donné que celle-ci ne va pas à l’encontre de la tradition. L’hypothétique femme d’Iblîs implique qu’elle ait survécu à la « Shoah des djinns », à moins qu’elle n’eut été créée après, mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir laissé de diablesse en vie ?

La littérature hadithique donne des noms aux enfants de Satan et leur attribue des missions spéciales, car chacun d’eux est spécialisé dans un domaine bien particulier de compétence. Le simple fait d’être distrait pendant la prière serait le résultat de l’action du diable dans le cœur de l’homme, les agents d’Iblîs interviendraient alors dans tous les aspects de la vie du croyant en vue de l’écarter du chemin de Dieu. Les enfants les plus « néfastes » d’Iblîs sont Thabr, Dâsim, Miswat, al-A’war et Zaknabûr, ce dernier errerait dans les marchés comme son père et lui prêterait main forte. Ces fils du Malin ont été cités dans de nombreux ouvrages islamiques, parmi lesquels Talbîs Iblîs de l’hanbalite Ibn al-Jawzi (m. 1201), avec leur fonction respective :

Suwayd al-Qanâwi nous a dit ce qu’il a rapporté de Qatâda qui a dit : « Iblîs possède un démon nommé Qubqub qu’il laisse prendre des forces pendant quarante années. Lorsque le jeune homme pénètre dans cette route, il lui dit : Ô toi, je t’ai laissé reprendre des forces pour quelqu’un comme lui. Piège-le et mène-le à la tentation ».
[…]
Muhammad bin Tahla nous a dit ce qu’il rapporté de Zayd bin Mujâhid qui a dit : « Iblîs avait avec lui cinq de ses enfants. Pour chacun d’entre eux, il assigna une tâche. Il cita : Thabr, al-A’war, Miswat, Dâsim et Zaknabûr.
Quant à Thabr, il est l’instigateur des malheurs. Celui qui ordonne que la destruction soit répandue, que les poches soient déchirées, que les joues soient giflées, que le paganisme préislamique soit prêché.
Quant à al-A’war, il est l’instigateur de l’acte d’adultère qu’il ordonne et qu’il embellit.
Quant à Miswat, il est l’instigateur du mensonge qu’il fait entendre. Il rencontre un homme à qui il transmet l’information. L’homme va voir les gens et leur dit : j’ai vu un homme dont le visage ne m’est pas inconnu, mais je ne connais pas son nom. Il m’a parlé de ceci et cela.
Quant à Dâsim, c’est celui qui entre avec l’homme auprès de sa famille et qui lui montre leurs défauts et il se met en colère contre eux.
Quant à Zaknabûr, il est celui qui fréquente les marchés. Il est celui qui a fixé sa bannière dans le marché.19

Une tradition prophétique mentionne le démon al-Walahân dont le rôle est de perturber les ablutions, mais le hadith fut affaibli par les savants - à l’exception d’as-Souyouti - en raison de la présence d’Obayy bin Ka’b dans l’isnad : « Obayy a rapporté que le Prophète a dit : « il y a un chaytân pour les ablutions qui s’appelle al-Walahân, alors craignez-le », ou il a dit : « faites attention à lui »20. Le djinn qui brouille le fidèle durant sa prière se nomme Khinzab, et il est nécessaire pour s’en débarrasser d’accomplir un rituel aussi grotesque que malpropre :

Abi al-‘Alâ’ a rapporté : ‘Othmân bin Abi al-’Âs est entré chez le Prophète et a dit : « Ô Messager de Dieu, Satan s’est introduit entre moi et ma prière et ma récitation en me les faisant confondre ». Le Messager de Dieu a répondu : « c’est Satan surnommé Khinzab. Quand tu perçois ses effets, cherche refuge auprès de Dieu contre lui et crache trois fois sur ta gauche ». Je l’ai fais et Dieu l’a éloigné de moi.21

Khinzab est probablement le puissant démon (‘ifrît) qui a tenté d’interrompre la salât de Mahomet22. Dans son livre Shajarat al-Kawn, le maître soufi Ibn ‘Arabi (m. 1240) a recensé trois autres génies : al-Mutaqâdi, Kahîl et ‘Otma. Le premier incite les hommes et les femmes à se vanter de leurs bonnes actions, le second provoque l’assoupissement au cours du sermon du vendredi, et le troisième urine dans les oreilles des musulmans durant leur sommeil. Les agissements d’Otma furent authentifiés par le traditionaliste al-Boukhâri (m. 870) dans son Sahih en omettant toutefois le nom de son auteur : « on a fait remarquer au Prophète qu’un homme a dormi toute la nuit jusqu’au matin et ne s’est pas levé pour la prière. Il a dit : « Satan lui a uriné dans les oreilles »23. Les ‘oulemâ’ ont divergé sur la signification de ce hadith, certains ont pensé qu’il peut être entendu au sens propre : « il est établi, commente l’imam al-Qortobi, que le Satan mange, boit, et copule, et rien n’empêche qu’il urine », tandis que d’autres ont suggéré qu’il s’agissait d’une métaphore où le diable bouche les oreilles du croyant afin qu’il n’entende pas l’appel à la prière24. Dans tous les cas, le sommeil réparateur est assimilé à des effets démoniaques.

La mini série de propagande intitulée « Shaytan », produite au Moyen-Orient et diffusée sur Internet, illustre parfaitement la psychose paranoïde qui a atteint l’ensemble la population musulmane25. Iblîs est omniprésent, depuis la naissance de l’être humain26 jusque dans ses pires cauchemars27. Un djinn malfaisant accompagne les infidèles tout au long de leur vie, affirme le Coran (41.25, 43.36), et il en va de même pour les mahométans, précise la tradition, qui nous fait savoir que le Prophète a converti le sien à l’islam28. Les musulmans voient le diable partout en raison des superstitions ridicules auxquelles croyait Mahomet, à tel point qu’ils éprouvent plus de crainte à l’égard de Satan que de leur Dieu.

 

 

 

1 Histoires des prophètes et des rois, Mohammed ibn Jarir at-Tabari, p.44, traduction de Hermann Zotemberg, Éditions de la Ruche, 2006                                                    

2 Les histoires des prophètes, Ibn Kathîr, p.11, traduit de l’arabe par l’équipe littéraire des Éditions Maison d’Ennour, 2007

3 Histoires des prophètes et des rois, p.44

4 Ce verset est un ajout tardif d’après l’orientaliste Régis Blachère. En effet, le passage s’insère au beau milieu d’une tirade sur le jugement dernier.

5 Les jardins des vertueux, An-Nawawi, p.744, n°1842, traduction de Zakaria Makri, Éditions Tawhid, 2007

6 Ibid. Dans la version arabe, Sahih Moslim 2451

7 Ibid. n°1841. Dans la version arabe, Sahih Moslim 671

8 Al-Minhâj Charh Sahih Moslim bin al-Hajâj, An-Nawawi, volume 5, p.171, Dâr Ihyâ’ at-Tourâth al-‘Arabi, 1392

9 Adwâ’ al-Bayân fi Tafsîr al-Qor’ân 18.50, Mohammad al-Amîn ach-Chanqiti

10 Tafsîr at-Tabari 18.50

11 Tafsîr al-Qortobi 18.50

12 The influence of animism on Islam : an account of popular superstitions, Samuel M. Zwemer, p.113, Kessinger Publishing, 2003

13 Tafsîr al-Jalâlayn 18.50

14 Wonders of the heart, al-Ghazâli, p.110, translated by Walter James Skellie, Islamic Book Trust, 2007

15 Nahj al-Balaghah (Peak of Eloquence), Sayings, Sermons & Letters of Imam ‘Ali ibn Abi Talib, p.72, translated by Askari Jafri, Eleventh Revised Edition, Islamic Seminary Publications, 1984

16 Tafsîr al-Qortobi 18.50

17 Adwâ’ al-Bayân fi Tafsîr al-Qor’ân 18.50

18 Histoires des prophètes et des rois, p.47

19 Talbîs Iblîs, Les Ruses de Satan, Ibn al-Jawzi, p.39 et 48, traduit par le département de traduction des éditions Sabil, 4ème édition, 2010

20 Mosnad Ahmad 20732 et Sunan at-Tirmidhi 57. As-Souyouti le juge sahih dans al-Jâmi’ as-Saghîr 2394.

21 Sahih Moslim 2203

22 Sahih al-Boukhâri 449

23 Ibid. 1093. Voir aussi Sahih Moslim 774.

24 Fath ul-Bâri Charh Sahih al-Boukhâri, Ibn Hajar al-‘Asqalâni, volume 3, p.28, Dâr al-Fikr

25 Extrait de la série Shaytan

26 Sahih al-Boukhâri 3248

27 Ibid. 6594

28 Sahih Moslim 2814

 

 

 

 

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