Sahih al-Boukhâri

 

 

 

Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)

6392 – ‘Oqba bin al-Hârith a rapporté :
An-Nou’mân ou le fils d’an-Nou’mân a été amené parce ce qu’il était ivre. Le Prophète a ordonné à ceux présents dans la maison de le frapper. Ils l’ont frappé et j’étais parmi ceux qui l’ont frappé avec des chaussures.

حدثنا قتيبة حدثنا عبد الوهاب عن أيوب عن ابن أبي مليكة عن عقبة بن الحارث قال  جيء بالنعيمان أو بابن النعيمان شاربا فأمر النبي صلى الله عليه وسلم من كان بالبيت أن يضربوه قال فضربوه فكنت أنا فيمن ضربه بالنعال

 

6395 – Abi Horayra a rapporté :
On a amené un homme devant le Prophète parce qu’il avait bu. Il a dit : « frappez-le ! »
Abou Horayra a dit : « certains d’entre nous l’ont frappé avec leurs mains, avec des chaussures, et avec leurs vêtements. Quand ce fut fini, certains ont dit : « que Dieu te couvre de honte ! » Il a dit : « ne dites pas cela ! N’aidez pas le Satan contre lui ! »

حدثنا قتيبة حدثنا أبو ضمرة أنس عن يزيد بن الهاد عن محمد بن إبراهيم عن أبي سلمة عن أبي هريرة رضي الله عنه  أتي النبي صلى الله عليه وسلم برجل قد شرب قال اضربوه قال أبو هريرة فمنا الضارب بيده والضارب بنعله والضارب بثوبه فلما انصرف قال بعض القوم أخزاك الله قال لا تقولوا هكذا لا تعينوا عليه الشيطان

 

6396 – ‘Ali bin Abi Tâlib a rapporté :
Je ne ressens pas de peine si quelqu’un meurt après avoir reçu la peine légale sauf pour l’ami du vin, car s’il meurt, le prix du sang doit être versé, puisque le Messager de Dieu n’a pas établi de loi.

حدثنا عبد الله بن عبد الوهاب حدثنا خالد بن الحارث حدثنا سفيان حدثنا أبو حصين سمعت عمير بن سعيد النخعي قال سمعت علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال  ما كنت لأقيم حدا على أحد فيموت فأجد في نفسي إلا صاحب الخمر فإنه لو مات وديته وذلك أن رسول الله صلى الله عليه وسلم لم يسنه

 

6398 – ‘Omar bin al-Khattâb a rapporté que du vivant du Prophète, il y avait un homme qui s’appelait ‘Abdullah dont le surnom était « âne », et il faisait rire le Messager de Dieu. Le Prophète l’a fouetté parce qu’il avait bu. Un jour, on l’a emmené devant lui et il a ordonné de le fouetter. Un homme a dit : « Ô Dieu, maudit-le pour toutes les fois où on l’a emmené devant lui ! » Le Prophète a dit : « ne le maudissez pas ! Par Dieu, je sais qu’il aime Dieu et son Messager ».

حدثنا يحيى بن بكير حدثني الليث قال حدثني خالد بن يزيد عن سعيد بن أبي هلال عن زيد بن أسلم عن أبيه عن عمر بن الخطاب أن رجلا على عهد النبي صلى الله عليه وسلم كان اسمه عبد الله وكان يلقب حمارا وكان يضحك رسول الله صلى الله عليه وسلم وكان النبي صلى الله عليه وسلم قد جلده في الشراب فأتي به يوما فأمر به فجلد فقال رجل من القوم اللهم العنه ما أكثر ما يؤتى به فقال النبي صلى الله عليه وسلم لا تلعنوه فوالله ما علمت إنه يحب الله ورسوله

 

6442 - Ibn ‘Abbâs a rapporté :
J’enseignais aux émigrés parmi lesquels était ‘Abd ar-Rahman bin ‘Awf. Tandis que j’étais dans sa maison à Mina, et qu’il était  avec ‘Omar bin al-Khattâb durant le dernier pèlerinage d’Omar, ‘Abd ar-Rahman est venu me voir et a dit : « as-tu vu l’homme qui est venu voir aujourd’hui le commandant des croyants en disant : « Ô commandant des croyants ! Que penses-tu d’untel qui a dit : si ‘Omar meurt, je prêterai allégeance à telle personne, car, par Dieu, le serment d’allégeance à Abou Bakr n’était qu’une action prompte et soudaine qui n’a été établie après coup ? » ‘Omar s’est mis en colère et a dit : « si Dieu veut, je me tiendrai devant les gens ce soir et je les avertirai contre ces hommes qui veulent priver les autres de leurs droits ». ‘Abd ar-Rahman a dit : « j’ai dis : « Ô commandant des croyants ! Ne fais pas cela car la saison du pèlerinage rassemble la racaille et ils seront autour de toi quand tu t’adresseras aux gens. Et j’ai peur qu’en te levant et en disant certaines choses, des gens répandront ton discours et ne diront sans doute pas ce que tu as vraiment dit et ne comprendront pas son sens et pourront l’interpréter incorrectement ; tu devrais donc attendre d’être arrivé à Médine étant donné que c’est l’endroit où le Prophète a émigré ainsi que celui de ses traditions. Là-bas, tu pourras entrer en contact avec des personnes nobles et instruites et leur dire ce que tu penses en toute confiance. Les gens instruits comprendront ton discours et ne le sortiront pas de son contexte ». Sur quoi, ‘Omar a répondu : « par Dieu ! Si Dieu veut, je ferai cela pour mon premier discours que je prononcerai devant les habitants de Médine ». Ibn ‘Abbâs a ajouté : « nous sommes arrivés à Médine vers la fin du mois de Dhou-l-Hijja, et quand ce fut vendredi, nous nous sommes rapidement dirigés (vers la mosquée) dès que le soleil avait décliné. J’ai vu Sa’id bin Zayd bin ‘Amr bin Noufayl assis au coin du pupitre, et je me suis assis près de lui si bien que mon genou touchait le sien. Peu de temps après, ‘Omar bin al-Khattâb est entré, et quand je l’ai vu venir vers nous, j’ai dis à Sa’id bin Zayd bin ‘Amr bin Noufayl : « aujourd’hui, ‘Omar dira des choses qu’il n’a jamais dites depuis qu’on l’a élu calife ». Sa’id a refusé mes propos avec étonnement et a dit : « qu’attends-tu qu’Omar dise qu’il n’a jamais dit auparavant ? » Au même moment, ‘Omar s’est assis au pupitre, et quand les muezzins eurent fini l’appel à la prière, ‘Omar s’est levé et a glorifié et loué Dieu comme il le mérite, puis il a dit : « maintenant, je vais vous dire quelque chose qui avait été écrit pour que je le dise. Je ne sais pas, peut-être que cela annoncera ma mort, alors quiconque l’entend ou s’en rappelle doit le rapporter aux autres partout où sa monture le portera, mais si quelqu’un craint de ne pas comprendre, il lui est interdit de raconter des mensonges sur moi. Dieu a envoyé Mohammad avec la vérité et lui a révélé le livre, et parmi ce que Dieu a révélé était le verset de la lapidation, nous le récitions et nous l’avons compris et mémorisé. Le Messager de Dieu a fait appliquer le châtiment de la lapidation et nous-mêmes nous l’appliquons après lui. J’ai peur qu’après un certain temps, quelqu’un dise : « par Dieu, nous ne trouvons pas le verset de la lapidation dans le livre de Dieu », et qu’ainsi ils abandonnent une obligation que Dieu a révélée. Le châtiment de la lapidation doit être infligé aux personnes mariées qui ont commis un rapport sexuel illicite si on en apporte la preuve ou s’il y a une grossesse ou un aveu. Et puis nous récitions parmi les versets du livre de Dieu : « Ô hommes ! Ne prétendez pas être la progéniture d’autres personnes que vos pères, car cela est de la mécréance de votre part de prétendre que vous êtes la progéniture d’un autre que votre véritable père ». Ensuite le Messager de Dieu a dit : « ne me louez pas excessivement comme l’a été Jésus, fils de Marie, mais appelez-moi esclave de Dieu et son Messager ». On m’a informé que quelqu’un parmi vous a dit : « par Dieu, si ‘Omar meurt, je prêterai allégeance à telle personne ». On ne devrait pas se leurrer en disant que le serment allégeance à Abou Bakr a été prêté soudainement et qu’il a été réussi. Aucun doute que cela fut ainsi, mais Dieu a sauvé (les gens) de leur mal, et il n’y a personne parmi vous qui possède les qualités d’Abou Bakr. Rappelez-vous que quiconque parmi vous prête le serment d’allégeance à quelqu’un sans consulter les autres musulmans, ni cette personne, ni la personne à laquelle le serment d’allégeance a été prêté, ne doit être soutenue, de crainte que les deux ne soient tuées. Et il n’y a pas de doute qu’après la mort du Prophète, les Ansars ont été en désaccord avec nous et se sont rassemblés dans le pavillon des Bani Sa’da. ‘Ali, az-Zoubayr, et ceux qui étaient avec eux, se sont opposés à nous, tandis que les émigrés étaient réunis autour d’Abou Bakr. J’ai dis à Abou Bakr : « allons voir nos frères des Ansars ». Alors nous sommes partis les chercher et quand nous nous sommes approchés d’eux. Deux hommes pieux d’entre eux sont allés à notre rencontre et nous ont informé de la décision finale des Ansars, et il a dit : « Ô groupe d’émigrés ! Où allez-vous ? » Nous avons répondu : « nous allons voir nos frères des Ansars ». Ils nous ont dit : « vous ne devriez pas aller les voir. Acceptez ce que nous avons décidé ». J’ai dis : « par Dieu, nous irons les trouver ». Et donc nous nous sommes mis en chemin et sommes arrivés jusqu’à eux au pavillon de Bani Sa’da. Voici qu’il y avait un homme assis au milieu d’eux et enveloppé dans quelque chose. J’ai demandé : « qui est cet homme ? » Ils ont répondu : « c’est Sa’d bin ‘Obada ». J’ai demandé : « qu’a-t-il ? » Ils ont répondu : « il est malade ». Nous nous sommes assis un moment, puis le porte-parole des Ansars a dit : « personne n’a le droit d’être adoré sauf Dieu », et il a loué Dieu comme il le méritait, ensuite il a ajouté : « pour commencer, nous sommes les auxiliaires de Dieu et nous formons la majorité de l’armée musulmane, alors que, les émigrés, êtes un petit groupe et certaines personnes parmi vous sont venues avec l’intention de nous empêcher de traiter de cette question (du califat) et de nous en priver ». Quand le porte-parole eut fini, j’ai eu l’intention de prendre la parole car j’avais préparé un discours que j’aimais et que je voulais prononcer en présence d’Abou Bakr, et j’évitais de le provoquer. Alors quand je voulu parler, Abou Bakr a dit : « attend un peu ». Je ne voulais pas le mettre en colère. Abou Bakr a lui-même prononcé un discours et il avait plus de sagesse et de patience que moi. Par Dieu, il n’a pas manqué une seule phrase que j’aimais dans mon discours préparé, il a dit quelque chose de semblable ou de meilleur spontanément. Après une pause, il a dit : « Ô Ansars ! Vous méritez tous (les qualités) que vous vous attribuez, mais cette question ne concerne que les Qoraychites comme ils sont les meilleurs des Arabes en ce qui concerne leurs origines, et je vous suggère de choisir entre l’un de ces deux hommes, alors prêtez serment d’allégeance à celui que vous voulez parmi ces deux-là ». Ensuite, Abou Bakr a tenu ma main et la main d’Abou ‘Obayda bin al-Jarrâh qui était avec nous. Je n’ai rien détesté de ce qu’il a dit sauf cela, car, par Dieu, j’aurai préféré qu’on me coupe le cou comme expiation pour un péché plutôt que de devenir le dirigeant d’une nation dont Abou Bakr ferait parti, à moins qu’au moment de ma mort, ma conscience ne me suggère quelque chose que je ne sens pas à présent. Ensuite, un des Ansars a dit : « je suis le pilier sur lequel le chameau avec une maladie de peau se frotte calmer les démangeaisons, et je suis comme un grand palmier ! Ô Qoraychites, il devrait y avoir un dirigeant issu de nous et un autre issu de vous ». Il y eut des huées et des cris dans le rassemblement et leurs voix s’élevaient si bien que j’eusse crainte d’une grande discorde, j’ai donc dis : « Ô Abou Bakr ! Tends ta main ». Il a tendu sa main et je lui ai prêté allégeance, et ensuite, tous les émigrés lui ont prêté allégeance suivi des Ansars. Ainsi nous en sommes sorti vainqueur sur Sa’d bin ‘Obada. Un des Ansars a dit : « vous avez tué Sa’d bin ‘Obada ». J’ai répondu : « Dieu a tué Sa’d bin ‘Obada ». ‘Omar a ajouté : « par Dieu, à part la grande tragédie qui nous avait frappée, il n’y eut pas de plus grand problème que le serment d’allégeance à Abou Bakr car nous craignions qu’ils prêtent, si nous les quittions, allégeance à l’un d’entre eux, en quel cas nous aurions dû donner notre consentement contre ce que nous souhaitions, ou nous nous saurions opposés à eux et aurions causé de grands troubles. Donc si une personne prête serment d’allégeance à quelqu’un sans consulter les autres musulmans, on ne devra pas prêter allégeance à celui qu’elle a choisi, de peur qu’ils ne soient tués tout les deux ».

حدثنا عبد العزيز بن عبد الله حدثني إبراهيم بن سعد عن صالح عن ابن شهاب عن عبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود عن ابن عباس قال  كنت أقرئ رجالا من المهاجرين منهم عبد الرحمن بن عوف فبينما أنا في منزله بمنى وهو عند عمر بن الخطاب في آخر حجة حجها إذ رجع إلي عبد الرحمن فقال لو رأيت رجلا أتى أمير المؤمنين اليوم فقال يا أمير المؤمنين هل لك في فلان يقول لو قد مات عمر لقد بايعت فلانا فوالله ما كانت بيعة أبي بكر إلا فلتة فتمت فغضب عمر ثم قال إني إن شاء الله لقائم العشية في الناس فمحذرهم هؤلاء الذين يريدون أن يغصبوهم أمورهم قال عبد الرحمن فقلت يا أمير المؤمنين لا تفعل فإن الموسم يجمع رعاع الناس وغوغاءهم فإنهم هم الذين يغلبون على قربك حين تقوم في الناس وأنا أخشى أن تقوم فتقول مقالة يطيرها عنك كل مطير وأن لا يعوها وأن لا يضعوها على مواضعها فأمهل حتى تقدم المدينة فإنها دار الهجرة والسنة فتخلص بأهل الفقه وأشراف الناس فتقول ما قلت متمكنا فيعي أهل العلم مقالتك ويضعونها على مواضعها فقال عمر أما والله إن شاء الله لأقومن بذلك أول مقام أقومه بالمدينة قال ابن عباس فقدمنا المدينة في عقب ذي الحجة فلما كان يوم الجمعة عجلت الرواح حين زاغت الشمس حتى أجد سعيد بن زيد بن عمرو بن نفيل جالسا إلى ركن المنبر فجلست حوله تمس ركبتي ركبته فلم أنشب أن خرج عمر بن الخطاب فلما رأيته مقبلا قلت لسعيد بن زيد بن عمرو بن نفيل ليقولن العشية مقالة لم يقلها منذ استخلف فأنكر علي وقال ما عسيت أن يقول ما لم يقل قبله فجلس عمر على المنبر فلما سكت المؤذنون قام فأثنى على الله بما هو أهله ثم قال أما بعد فإني قائل لكم مقالة قد قدر لي أن أقولها لا أدري لعلها بين يدي أجلي فمن عقلها ووعاها فليحدث بها حيث انتهت به راحلته ومن خشي أن لا يعقلها فلا أحل لأحد أن يكذب علي إن الله بعث محمدا صلى الله عليه وسلم بالحق وأنزل عليه الكتاب فكان مما أنزل الله آية الرجم فقرأناها وعقلناها ووعيناها رجم رسول الله صلى الله عليه وسلم ورجمنا بعده فأخشى إن طال بالناس زمان أن يقول قائل والله ما نجد آية الرجم في كتاب الله فيضلوا بترك فريضة أنزلها الله  والرجم في كتاب الله حق على من زنى إذا أحصن من الرجال والنساء إذا قامت البينة أو كان الحبل أو الاعتراف ثم إنا كنا نقرأ فيما نقرأ من كتاب الله أن لا ترغبوا عن آبائكم فإنه كفر بكم أن ترغبوا عن آبائكم أو إن كفرا بكم أن ترغبوا عن آبائكم ألا ثم إن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا تطروني كما أطري عيسى ابن مريم وقولوا عبد الله ورسوله ثم إنه بلغني أن قائلا منكم يقول والله لو قد مات عمر بايعت فلانا فلا يغترن امرؤ أن يقول إنما كانت بيعة أبي بكر فلتة وتمت ألا وإنها قد كانت كذلك ولكن الله وقى شرها وليس منكم من تقطع الأعناق إليه مثل أبي بكر من بايع رجلا عن غير مشورة من المسلمين فلا يبايع هو ولا الذي بايعه تغرة أن يقتلا وإنه قد كان من خبرنا حين توفى الله نبيه صلى الله عليه وسلم أن الأنصار خالفونا واجتمعوا بأسرهم في سقيفة بني ساعدة وخالف عنا علي والزبير ومن معهما واجتمع المهاجرون إلى أبي بكر فقلت لأبي بكر يا أبا بكر انطلق بنا إلى إخواننا هؤلاء من الأنصار فانطلقنا نريدهم فلما دنونا منهم لقينا منهم رجلان صالحان فذكرا ما تمالأ عليه القوم فقالا أين تريدون يا معشر المهاجرين فقلنا نريد إخواننا هؤلاء من الأنصار فقالا لا عليكم أن لا تقربوهم اقضوا أمركم فقلت والله لنأتينهم فانطلقنا حتى أتيناهم في سقيفة بني ساعدة فإذا رجل مزمل بين ظهرانيهم فقلت من هذا فقالوا هذا سعد بن عبادة فقلت ما له قالوا يوعك فلما جلسنا قليلا تشهد خطيبهم فأثنى على الله بما هو أهله ثم قال أما بعد فنحن أنصار الله وكتيبة الإسلام وأنتم معشر المهاجرين رهط وقد دفت دافة من قومكم فإذا هم يريدون أن يختزلونا من أصلنا وأن يحضنونا من الأمر فلما سكت أردت أن أتكلم وكنت قد زورت مقالة أعجبتني أريد أن أقدمها بين يدي أبي بكر وكنت أداري منه بعض الحد فلما أردت أن أتكلم قال أبو بكر على رسلك فكرهت أن أغضبه فتكلم أبو بكر فكان هو أحلم مني وأوقر والله ما ترك من كلمة أعجبتني في تزويري إلا قال في بديهته مثلها أو أفضل منها حتى سكت فقال ما ذكرتم فيكم من خير فأنتم له أهل ولن يعرف هذا الأمر إلا لهذا الحي من قريش هم أوسط العرب نسبا ودارا وقد رضيت لكم أحد هذين الرجلين فبايعوا أيهما شئتم فأخذ بيدي وبيد أبي عبيدة بن الجراح وهو جالس بيننا فلم أكره مما قال غيرها كان والله أن أقدم فتضرب عنقي لا يقربني ذلك من إثم أحب إلي من أن أتأمر على قوم فيهم أبو بكر اللهم إلا أن تسول إلي نفسي عند الموت شيئا لا أجده الآن فقال قائل من الأنصار أنا جذيلها المحكك وعذيقها المرجب منا أمير ومنكم أمير يا معشر قريش فكثر اللغط وارتفعت الأصوات حتى فرقت من الاختلاف فقلت ابسط يدك يا أبا بكر فبسط يده فبايعته وبايعه المهاجرون ثم بايعته الأنصار ونزونا على سعد بن عبادة فقال قائل منهم قتلتم سعد بن عبادة فقلت قتل الله سعد بن عبادة قال عمر وإنا والله ما وجدنا فيما حضرنا من أمر أقوى من مبايعة أبي بكر خشينا إن فارقنا القوم ولم تكن بيعة أن يبايعوا رجلا منهم بعدنا فإما بايعناهم على ما لا نرضى وإما نخالفهم فيكون فساد فمن بايع رجلا على غير مشورة من المسلمين فلا يتابع هو ولا الذي بايعه تغرة أن يقتلا

 

6453 - ‘Aicha a rapporté :
Abou Bakr est venu me voir et m’a donné un coup violent et il a dit : « tu as retardé les gens avec ton collier ! ». J’ai fait la morte de peur de réveiller le Messager de Dieu bien que ce coup était un coup de poing très douloureux.

حدثنا يحيى بن سليمان حدثني ابن وهب أخبرني عمرو أن عبد الرحمن بن القاسم حدثه عن أبيه عن عائشة قالت  أقبل أبو بكر فلكزني لكزة شديدة وقال حبست الناس في قلادة فبي الموت لمكان رسول الله صلى الله عليه وسلم وقد أوجعني نحوه  لكز ووكز واحد

 

 

 

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