Sahih al-Boukhâri

 

 

 

Le livre des expéditions (kitâb al-maghâzi)

3754 - ‘Abdullah a rapporté :
Le Prophète a récité la sourate de l’étoile et s’est prosterné. Ceux qui étaient avec lui se sont prosternés sauf un vieil homme qui a pris une poignée de terre et l’a levé vers son front en disant : « ceci est assez pour moi ». ‘Abdullah a dit : « je l’ai vu après être tué en tant que mécréant ».

حدثنا عبدان بن عثمان قال أخبرني أبي عن شعبة عن أبي إسحاق عن الأسود عن عبد الله رضي الله عنه  عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قرأ والنجم فسجد بها وسجد من معه غير أن شيخا أخذ كفا من تراب فرفعه إلى جبهته فقال يكفيني هذا قال عبد الله فلقد رأيته بعد قتل كافرا

 

3809 - Mâlik bin Aws bin al-Hadathân an-Nasri a rapporté qu’une fois ‘Omar bin al-Khattâb l’a appelé, et tandis qu’il était assis avec lui, son portier Yarfâ est entré et dit : « laisses-tu entrer ‘Othmân, ‘Abd ar-Rahman, az-Zoubayr et Sa’d qui attendent ta permission ? » ‘Omar a répondu : « oui, laisse-les entrer ». Après un moment, Yarfâ est revenu et dit : « admets-tu ‘Ali et al-‘Abbâs qui demandent ta permission ? » ‘Omar a répondu : « oui ». Quand ces deux-là sont entrés, al-‘Abbâs a dit : « Ô commandant des croyants ! Juge entre moi et lui ». Ils se disputaient au sujet des biens des Bani an-Nadîr que Dieu avait donné à son Messager en butin. ‘Ali et al-‘Abbâs ont commencé à se rapprocher l’un vers l’autre. Les gens ont dit : « Ô commandant des croyants ! Donne ton verdict dans cette affaire ! » Il a répondu : « je vous implore, par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, savez-vous que le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est dépensé en charité » et qu’il l’a dit à son propos ? » Ils ont dit : « il l’a dit ». ‘Omar s’est ensuite tourné vers ‘Ali et al-‘Abbas et a dit : « je vous implore, par Dieu, savez-vous que le Messager de Dieu a dit cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « ce que je vous dis maintenant à ce sujet, Dieu a favorisé son Messager avec ce butin qu’il n’a donné à personne d’autres. Dieu a dit : « le butin provenant de leurs biens et qu’Allah a accordé sans combat à son Messager, vous n’y aviez engagé ni chevaux, ni chameaux, mais Allah donne à ses messagers la domination sur qui Il veut, et Allah est Omnipotent » (59.6). Ces biens ont été accordés spécialement au Messager de Dieu, mais, par Dieu, le Prophète n’a pas tout pris pour lui-même, ni ne vous en a privé ! Il vous en a tous donné et l’a distribué parmi vous jusqu’à ce qu’il ne reste plus cela. Et de ce restant, le Messager de Dieu s’en servait pour les dépenses annuelles de sa famille et les dépenses des biens de Dieu (la charité). Le Messager de Dieu a agit comme cela toute sa vie. Puis il est mort, Abou Bakr a dit : « je suis le calife du Messager de Dieu ». Il a donc pris ces biens et en a disposé de la même manière que le Messager de Dieu, et vous tous le saviez ». Ensuite ‘Omar s’est tourné vers ‘Ali et al-‘Abbâs et dit : « vous vous souvenez qu’Abou Bakr en disposait de la façon décrite, et Dieu sait que, de cette façon, il était sincère, pieux, bien-guidé, et suivait la vérité. Puis Dieu a fait mourir Abou Bakr et j’ai dit : « je suis le calife du Messager de Dieu et d’Abou Bakr ». J’ai gardé ces biens en ma possession durant les deux années de mon califat, et j’en ai disposé de la même manière que le Messager de Dieu et Abou Bakr. Et Dieu sait que j’ai été sincère, pieux, bien-guidé, et suivait la vérité. Plus tard, vous deux êtes venus me voir, et vous réclamiez la même chose, Ô al-‘Abbâs, tu es aussi venu me voir ! Je vous ai répondu tous les deux que le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est pour la charité ». Alors j’ai pensé que je ferais mieux de vous remettre à tous deux ces biens à condition que vous promettiez et juriez devant Dieu que vous en disposerez de la même manière que le Messager de Dieu, Abou Bakr, ainsi que moi-même depuis le début de mon califat ou sinon ce n’est plus la peine de m’en parler. Alors dîtes : « remet-les nous à cette condition », et à cette condition je vous les remets. Voulez-vous que je prenne une décision autre que celle-ci ? Par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, je ne prendrai aucune autre décision jusqu’au Jour dernier. Et si vous êtes incapable de les gérer, alors redonnez-les moi, et je m’en chargerai pour vous ». Il (le narrateur) a dit : j’ai raconté ce hadith à ‘Ourwa bin az-Zoubayr et il a dit : « Mâlik bin Aws a dit la vérité ». J’ai entendu ‘Aicha, la femme du Prophète, dire : les femmes du Prophètes ont envoyé ‘Othman vers Abou Bakr pour leur demander leur huitième du butin que Dieu avait octroyé à son Messager. Mais je m’étais opposé à elles et je leur ai dit : « ne craignez-vous pas Dieu ? Ne savez-vous pas que le Prophète disait : on n’hérite pas de nos biens et ce que nous laissons est pour la charité ? Le Prophète a dit cela à son sujet. Il a ajouté : « la famille de Mohammad peut prendre sa subsistance de ces biens ». Les femmes du Prophète ont alors arrêté de les demander quand je leur ai dit cela ». Donc ces biens étaient dans les mains d’Ali qui les détenait d’al-‘Abbâs. Ensuite ils ont été la propriété de Hassan bin ‘Ali, puis de Hussein bin ‘Ali, ensuite de ‘Ali bin Hussein et Hassan bin Hassan, et tous les deux les géraient chacun leur tour, puis ils ont échoué dans les mains de Zayd bin Hassan, et c’était la sadaqât du Messager de Dieu.

حدثنا أبو اليمان أخبرنا شعيب عن الزهري قال أخبرني مالك بن أوس بن الحدثان النصري أن عمر بن الخطاب رضي الله عنه دعاه إذ جاءه حاجبه يرفا فقال هل لك في عثمان وعبد الرحمن والزبير وسعد يستأذنون فقال نعم فأدخلهم فلبث قليلا ثم جاء فقال هل لك في عباس وعلي يستأذنان قال نعم فلما دخلا قال عباس يا أمير المؤمنين اقض بيني وبين هذا وهما يختصمان في الذي أفاء الله على رسوله صلى الله عليه وسلم من بني النضير فاستب علي وعباس فقال الرهط يا أمير المؤمنين اقض بينهما وأرح أحدهما من الآخر فقال عمر اتئدوا أنشدكم بالله الذي بإذنه تقوم السماء والأرض هل تعلمون أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا نورث ما تركنا صدقة يريد بذلك نفسه قالوا قد قال ذلك فأقبل عمر على عباس وعلي فقال أنشدكما بالله هل تعلمان أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قد قال ذلك قالا نعم قال فإني أحدثكم عن هذا الأمر إن الله سبحانه كان خص رسوله صلى الله عليه وسلم في هذا الفيء بشيء لم يعطه أحدا غيره فقال جل ذكره  وما أفاء الله على رسوله منهم فما أوجفتم عليه من خيل ولا ركاب إلى قوله قدير  فكانت هذه خالصة لرسول الله صلى الله عليه وسلم ثم والله ما احتازها دونكم ولا استأثرها عليكم لقد أعطاكموها وقسمها فيكم حتى بقي هذا المال منها فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم ينفق على أهله نفقة سنتهم من هذا المال ثم يأخذ ما بقي فيجعله مجعل مال الله فعمل ذلك رسول الله صلى الله عليه وسلم حياته ثم توفي النبي صلى الله عليه وسلم فقال أبو بكر فأنا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم فقبضه أبو بكر فعمل فيه بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم وأنتم حينئذ فأقبل على علي وعباس وقال تذكران أن أبا بكر فيه كما تقولان والله يعلم إنه فيه لصادق بار راشد تابع للحق ثم توفى الله أبا بكر فقلت أنا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبي بكر فقبضته سنتين من إمارتي أعمل فيه بما عمل فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبو بكر والله يعلم أني فيه صادق بار راشد تابع للحق ثم جئتماني كلاكما وكلمتكما واحدة وأمركما جميع فجئتني يعني عباسا فقلت لكما إن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا نورث ما تركنا صدقة فلما بدا لي أن أدفعه إليكما قلت إن شئتما دفعته إليكما على أن عليكما عهد الله وميثاقه لتعملان فيه بما عمل فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم وأبو بكر وما عملت فيه منذ وليت وإلا فلا تكلماني فقلتما ادفعه إلينا بذلك فدفعته إليكما أفتلتمسان مني قضاء غير ذلك فوالله الذي بإذنه تقوم السماء والأرض لا أقضي فيه بقضاء غير ذلك حتى تقوم الساعة فإن عجزتما عنه فادفعا إلي فأنا أكفيكماه  قال فحدثت هذا الحديث عروة بن الزبير فقال صدق مالك بن أوس أنا سمعت عائشة رضي الله عنها زوج النبي صلى الله عليه وسلم تقول أرسل أزواج النبي صلى الله عليه وسلم عثمان إلى أبي بكر يسألنه ثمنهن مما أفاء الله على رسوله صلى الله عليه وسلم فكنت أنا أردهن فقلت لهن ألا تتقين الله  ألم تعلمن أن النبي صلى الله عليه وسلم كان يقول لا نورث ما تركنا صدقة يريد بذلك نفسه إنما يأكل آل محمد صلى الله عليه وسلم في هذا المال فانتهى أزواج النبي صلى الله عليه وسلم إلى ما أخبرتهن قال فكانت هذه الصدقة بيد علي منعها علي عباسا فغلبه عليها ثم كان بيد حسن بن علي ثم بيد حسين بن علي ثم بيد علي بن حسين وحسن بن حسن كلاهما كانا يتداولانها ثم بيد زيد بن حسن وهي صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم حقا

 

3976 - Anas a rapporté :
Le Prophète a fait halte durant trois nuits entre Khaybar et Médine et s’est marié avec Safiyya. J’ai invité les musulmans à son banquet de mariage et il n’y avait ni viande ni pain à ce banquet, mais le Prophète a ordonné à Bilâl d’étaler les tapis de cuir sur lesquels des dates, du yaourt séché et du beurre furent posés. Les musulmans se sont dit : « sera-t-elle une des mères des croyants, ou juste ce que sa droite possède ? » Certains ont dit : « si le Prophète lui fais observer le hijâb, elle sera alors une des mères des croyants, et s’il ne lui fait pas observer le hijâb, elle sera alors sa femme esclave ». Quand il a plié bagages, il a fait une place pour elle derrière lui et lui a fait observer le hijâb.

حميد أنه سمع أنسا رضي الله عنه يقول  أقام النبي صلى الله عليه وسلم بين خيبر والمدينة ثلاث ليال يبنى عليه بصفية فدعوت المسلمين إلى وليمته وما كان فيها من خبز ولا لحم وما كان فيها إلا أن أمر بلالا بالأنطاع فبسطت فألقى عليها التمر والأقط والسمن فقال المسلمون إحدى أمهات المؤمنين أو ما ملكت يمينه قالوا إن حجبها فهي إحدى أمهات المؤمنين وإن لم يحجبها فهي مما ملكت يمينه فلما ارتحل وطأ لها خلفه ومد الحجاب

 

3993 - Abou Horayra a rapporté :
Nous avons conquis Khaybar et nous avions ni or ni argent comme butin, mais nous avions des vaches, des chameaux, des biens et des jardins. Puis, nous sommes partis avec le Messager de Dieu en direction de la vallée d’al-Qira. Il avait avec lui un esclave nommé Mid’am qui lui avait été donné par une personne des Bani ad-Dibâb. Tandis que l’esclave déchargeait la selle du Messager de Dieu, il fut frappé par une flèche. Les gens ont dit : « félicitations, il a obtenu le martyre ». Le Messager de Dieu a dit : « non, par celui qui possède mon âme dans ses mains ! La cape qu’il a prise du butin avant le partage des biens, le jour de khaybar, est devenue une flamme de feu qui le brûle ». En entendant cela, un homme vint avec un ou deux lacets de chaussure et dit : « voici ce que j’ai pris ». Le Messager de Dieu dit : « un lacet de feu ou deux lacets de feu ».

حدثنا عبد الله بن محمد حدثنا معاوية بن عمرو حدثنا أبو إسحاق عن مالك بن أنس قال حدثني ثور قال حدثني سالم مولى ابن مطيع أنه سمع أبا هريرة رضي الله عنه يقول  افتتحنا خيبر ولم نغنم ذهبا ولا فضة إنما غنمنا البقر والإبل والمتاع والحوائط ثم انصرفنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى وادي القرى ومعه عبد له يقال له مدعم أهداه له أحد بني الضباب فبينما هو يحط رحل رسول الله صلى الله عليه وسلم إذ جاءه سهم عائر حتى أصاب ذلك العبد فقال الناس هنيئا له الشهادة فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم بل والذي نفسي بيده إن الشملة التي أصابها يوم خيبر من المغانم لم تصبها المقاسم لتشتعل عليه نارا فجاء رجل حين سمع ذلك من النبي صلى الله عليه وسلم بشراك أو بشراكين فقال هذا شيء كنت أصبته فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم شراك أو شراكان من نار

 

3998 - ‘Aicha a rapporté :
Fâtima, la fille du Prophète, a envoyé quelqu’un vers Abou Bakr pour lui demander son héritage parmi ce qu’a laissé le Messager de Dieu du butin à Médine que lui a accordé Dieu, ainsi que du butin de Fadak et de ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abou Bakr a répondu : « le Messager de Dieu a dit : « on n’hérite pas de nos biens, tout ce que nous laissons est à la charité, mais la famille de Mohammad peut manger de ses biens ». Par Dieu ! Je ne changerai pas la gestion des biens du Messager de Dieu et j’en disposerai comme le Messager de Dieu en disposait durant sa vie ». Abou Bakr a donc refusé de donner quoique ce soit à Fâtima. Elle s’est mise en colère contre Abou Bakr et s’est tenue éloigné de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle est restée en vie pendant six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son époux ‘Ali l’a enterré pendant la nuit sans en informer Abou Bakr et il a récité la prière funèbre lui-même. Quand Fâtima était en vie, les gens respectaient beaucoup ‘Ali, mais après sa mort, ‘Ali a remarqué un changement dans l’attitude des gens. Alors ‘Ali a cherché à se réconcilier avec Abou Bakr et lui a prêté le serment d’allégeance. ‘Ali n’avait pas prêté le serment d’allégeance durant ces mois-ci. ‘Ali a envoyé quelqu’un dire à Abou Bakr : « viens nous voir mais que personne ne t’accompagne », car il craignait qu’Omar ne vienne. ‘Omar a dit : « non, par Dieu ! Tu ne devrais pas aller leur rendre visite seul ! » Abou Bakr a répondu : « que penses-tu qu’ils me feront ? Par Dieu, je vais aller les voir ! » Alors Abou Bakr est parti les trouver et ‘Ali a prononcé le tachahhud et il a dit : « nous reconnaissons ta supériorité et ce que Dieu t’a donné, et nous ne sommes pas jaloux des biens que Dieu t’a accordé, mais tu ne nous as pas consulté au sujet du califat et nous pensions que nous y avions un certain droit à cause de notre proche parenté avec le Messager de Dieu ». Abou Bakr a fondu en larmes. Et quand Abou Bakr a parlé, il a dit : « par celui qui possède mon âme dans ses mains ! Garder de bonnes relations avec les proches du Messager de Dieu m’est plus cher que de garder des bonnes relations avec ma propre famille. Quand à notre désaccord entre toi et moi au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les dépenser selon ce qui est bien, et en disposant de cela, je n’abandonnerai rien de ce que le Messager de Dieu suivait ». ‘Ali a dit à Abou Bakr : « je te promets de prêter allégeance cet après-midi ». Quand Abou Bakr a terminé la prière de zouhr, il est monté au pupitre et a récité le tachahhud, ensuite, il a parlé d’Ali et de sa renonciation à prêter serment, et il l’a pardonné et accepté ses excuses. Puis, ‘Ali s’est levé et a demandé pardon, il a prononcé le tachahhud, loué le droit d’Abou Bakr, et dit qu’il n’avait pas fait ce qu’il avait fait par jalousie d’Abou Bakr ou par protestation de ce que Dieu lui a octroyé. ‘Ali a ajouté : « mais nous pensions que nous avions nous aussi un certain droit dans cette affaire et il ne nous a pas consulté à ce sujet, et cela nous a désolé ». Sur quoi, tous les musulmans en furent heureux et ont dit : « tu fais le bon choix ». Les musulmans sont ensuite devenus amicaux avec ‘Ali car il a rejoint les gens.

عن عائشة  أن فاطمة عليها السلام بنت النبي صلى الله عليه وسلم أرسلت إلى أبي بكر تسأله ميراثها من رسول الله صلى الله عليه وسلم مما أفاء الله عليه بالمدينة وفدك وما بقي من خمس خيبر فقال أبو بكر إن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا نورث ما تركنا صدقة إنما يأكل آل محمد صلى الله عليه وسلم في هذا المال وإني والله لا أغير شيئا من صدقة رسول الله صلى الله عليه وسلم عن حالها التي كان عليها في عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم ولأعملن فيها بما عمل به رسول الله صلى الله عليه وسلم فأبى أبو بكر أن يدفع إلى فاطمة منها شيئا فوجدت فاطمة على أبي بكر في ذلك فهجرته فلم تكلمه حتى توفيت وعاشت بعد النبي صلى الله عليه وسلم ستة أشهر فلما توفيت دفنها زوجها علي ليلا ولم يؤذن بها أبا بكر وصلى عليها وكان لعلي من الناس وجه حياة فاطمة فلما توفيت استنكر علي وجوه الناس فالتمس مصالحة أبي بكر ومبايعته ولم يكن يبايع تلك الأشهر فأرسل إلى أبي بكر أن ائتنا ولا يأتنا أحد معك كراهية لمحضر عمر فقال عمر لا والله لا تدخل عليهم وحدك فقال أبو بكر وما عسيتهم أن يفعلوا بي والله لآتينهم فدخل عليهم أبو بكر فتشهد علي فقال إنا قد عرفنا فضلك وما أعطاك الله ولم ننفس عليك خيرا ساقه الله إليك ولكنك استبددت علينا بالأمر وكنا نرى لقرابتنا من رسول الله صلى الله عليه وسلم نصيبا حتى فاضت عينا أبي بكر فلما تكلم أبو بكر قال والذي نفسي بيده لقرابة رسول الله صلى الله عليه وسلم أحب إلي أن أصل من قرابتي وأما الذي شجر بيني وبينكم من هذه الأموال فلم آل فيها عن الخير ولم أترك أمرا رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم يصنعه فيها إلا صنعته فقال علي لأبي بكر موعدك العشية للبيعة فلما صلى أبو بكر الظهر رقي على المنبر فتشهد وذكر شأن علي وتخلفه عن البيعة وعذره بالذي اعتذر إليه ثم استغفر وتشهد علي فعظم حق أبي بكر وحدث أنه لم يحمله على الذي صنع نفاسة على أبي بكر ولا إنكارا للذي فضله الله به ولكنا نرى لنا في هذا الأمر نصيبا فاستبد علينا فوجدنا في أنفسنا فسر بذلك المسلمون وقالوا أصبت وكان المسلمون إلى علي قريبا حين راجع الأمر المعروف

 

4093 - ‘Abdullah bin Bourayda a rapporté de son père :
Le prophète envoya ‘Ali à Khâlid pour rapporter le cinquième du butin, et je détestais ‘Ali et il avait pris un bain (après avoir copulé avec une esclave du cinquième du butin). Je dis à Khâlid : « ne vois-tu pas cela ? » Quand nous revînmes vers le prophète, je lui en parlai. Il dit : « Ô Bourayda ! Détestes-tu ‘Ali ? » Je répondis : « oui ». Il dit : « ne le déteste pas, car il mérite plus que ça du cinquième du butin ».

عن عبد الله بن بريدة عن أبيه رضي الله عنه قال  بعث النبي صلى الله عليه وسلم عليا إلى خالد ليقبض الخمس وكنت أبغض عليا وقد اغتسل فقلت لخالد ألا ترى إلى هذا فلما قدمنا على النبي صلى الله عليه وسلم ذكرت ذلك له فقال يا بريدة أتبغض عليا فقلت نعم قال لا تبغضه فإن له في الخمس أكثر من ذلك

 

4165-2 – ‘Aicha a rapporté que le Prophète disait durant sa maladie qui le faisait mourir : « Ô ‘Aicha, je sens toujours la douleur provoquée par la nourriture que j’ai mangé à Khaybar, et maintenant, c’est comme si le poison avait sectionné mon aorte ».

وقال يونس عن الزهري قال عروة قالت عائشة رضي الله عنها كان النبي صلى الله عليه وسلم يقول في مرضه الذي مات فيه يا عائشة ما أزال أجد ألم الطعام الذي أكلت بخيبر فهذا أوان وجدت انقطاع أبهري من ذلك السم

 

4175 – ‘Aicha a rapporté : « quand le Messager de Dieu tombait malade, il récitait les Mou’awwidhât (les sourates 113 et 114) et soufflait son haleine sur lui-même et il se frottait les mains sur son corps. Et lorsqu’il fut atteint de sa maladie qui le fit mourir, je récitais les Mou’awwidhât et je soufflais de mon haleine sur lui et passait ma main le Prophète ».

حدثني حبان أخبرنا عبد الله أخبرنا يونس عن ابن شهاب قال أخبرني عروة أن عائشة رضي الله عنها أخبرته  أن رسول الله صلى الله عليه وسلم كان إذا اشتكى نفث على نفسه بالمعوذات ومسح عنه بيده فلما اشتكى وجعه الذي توفي فيه طفقت أنفث على نفسه بالمعوذات التي كان ينفث وأمسح بيد النبي صلى الله عليه وسلم عنه

 

4189 – ‘Aicha a rapporté :
Nous avons mis un médicament dans sa bouche durant sa maladie et il nous a fait signe de la main en disant : « ne me mettez pas de médicament dans la bouche ! » Nous avons dit : « c’est parce que les malades n’aiment pas les médicaments ». Quand il est revenu à ses esprits, il a dit : « ne vous avais-je pas interdit de verser un médicament dans ma bouche ? » Nous avons répondu : « nous pensions que c’était parce que les malades n’aiment pas les médicaments ». Il a dit : « que tout le monde dans la maison mette dans sa bouche le médicament tandis que je regarderai, excepté al-‘Abbâs comme il ne vous a pas vu ».

حدثنا علي حدثنا يحيى وزاد قالت عائشة  لددناه في مرضه فجعل يشير إلينا أن لا تلدوني فقلنا كراهية المريض للدواء فلما أفاق قال ألم أنهكم أن تلدوني قلنا كراهية المريض للدواء فقال لا يبقى أحد في البيت إلا لد وأنا أنظر إلا العباس فإنه لم يشهدكم  رواه ابن أبي الزناد عن هشام عن أبيه عن عائشة عن النبي صلى الله عليه وسلم

 

 

 

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