Sahih Moslim

 

 

 

Le livre des peines légales (kitâb al-houdoud)

1690 - ‘Obâda bin as-Sâmit a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « apprenez de moi, apprenez de moi ! Dieu a décrété pour elles un chemin. La vierge avec le vierge, appliquez-leur cent coups de fouet et bannissez-les une année. La femme qui a perdu sa virginité avec l’homme qui a perdu sa virginité, appliquez-leur cent coups de fouet et lapidez-les ».

وحدثنا يحيى بن يحيى التميمي أخبرنا هشيم عن منصور عن الحسن عن حطان بن عبد الله الرقاشي عن عبادة بن الصامت قال  قال رسول الله صلى الله عليه وسلم خذوا عني خذوا عني قد جعل الله لهن سبيلا البكر بالبكر جلد مائة ونفي سنة والثيب بالثيب جلد مائة والرجم  وحدثنا عمرو الناقد حدثنا هشيم أخبرنا منصور بهذا الإسناد مثله

 

1695 - ‘Abdullah bin Bourayda a rapporté sur l’autorité de son père que Mâ’iz bin Mâlik al-Aslami est allé voir le Messager de Dieu et a dit : « Ô Messager de Dieu, je me suis fait du tort, j’ai commis l’adultère et je désire vivement que tu me purifies ». Il s’est détourné. Le jour suivant, il est revenu vers lui et lui a dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai commis l’adultère ». Le Messager de Dieu s’est détourné de lui une seconde fois, et l’a renvoyé à son peuple en disant : « savez-vous si quelque chose ne va pas chez lui ? ». Ils ont nié une telle chose et ont dit : « c’est en tant qu’homme sage que nous le connaissons parmi nous, autant que nous puissions en juger ». Il est revenu pour la troisième fois, et il l’a renvoyé comme il l’avait fait auparavant. Il a posé des questions à son sujet et ils lui ont répondu que rien ne clochait chez lui. Lorsqu’il est revenu une quatrième fois, on a creusé un fossé pour lui et il a prononcé le jugement le concernant puis il fut lapidé. Il (le narrateur) a dit : une femme de Ghâmid est arrivée et a dit : « Ô Messager de Dieu, j’ai commis l’adultère, alors purifie-moi ». Il s’est détourné d’elle. Le lendemain, elle est revenue et dit : « Ô Messager de Dieu, pourquoi t’es-tu détourné de moi ? Peut-être que tu te détournes de moi comme tu t’es détourné de Mâ’iz. Par Dieu ! Je suis tombé enceinte ». Il a dit : « bien, si tu insistes ! Ne reviens pas avant d’avoir accouché ». Quand elle eut accouché, elle est venue avec l’enfant enveloppé dans une guenille et dit : « voici l’enfant à qui j’ai donné naissance ». Il a dit : « va-t-en, et allaite-le jusqu’à ce que tu l’aies sevré ». Quand elle l’eut sevré, elle est allée le trouver avec l’enfant qui tenait un morceau de pain dans sa main. Elle a dit : « Ô Prophète de Dieu, voici l’enfant que j’ai sevré et il mange de la nourriture ». Il a confié l’enfant à un musulman et prononcé la peine. Puis  on l’a mise dans un fossé et enterré jusqu’à la poitrine, et il a ordonné aux gens de la lapider. Khâlid bin al-Walîd s’est avancé avec une pierre qu’il a lancée sur sa tête et du sang a jailli sur le visage de Khâlid et donc il l’a injuriée. Le Prophète de Dieu a entendu les jurons qu’il avait proférés contre elle. Alors il a dit : « Khâlid, sois gentil. Par Celui qui possède ma vie entre ses mains, elle a fait une telle repentance que même un percepteur malhonnête qui se serait repenti comme elle, aurait été pardonné ». Ensuite, donnant les directives à son sujet, il a prié pour elle, puis elle fut enterrée.

وحدثنا أبو بكر بن أبي شيبة حدثنا عبد الله بن نمير ح وحدثنا محمد بن عبد الله بن نمير وتقاربا في لفظ الحديث حدثنا أبي حدثنا بشير بن المهاجر حدثنا عبد الله بن بريدة عن أبيه  أن ماعز بن مالك الأسلمي أتى رسول الله صلى الله عليه وسلم فقال يا رسول الله إني قد ظلمت نفسي وزنيت وإني أريد أن تطهرني فرده فلما كان من الغد أتاه فقال يا رسول الله إني قد زنيت فرده الثانية فأرسل رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى قومه فقال أتعلمون بعقله بأسا تنكرون منه شيئا فقالوا ما نعلمه إلا وفي العقل من صالحينا فيما نرى فأتاه الثالثة فأرسل إليهم أيضا فسأل عنه فأخبروه أنه لا بأس به ولا بعقله فلما كان الرابعة حفر له حفرة ثم أمر به فرجم قال فجاءت الغامدية فقالت يا رسول الله إني قد زنيت فطهرني وإنه ردها فلما كان الغد قالت يا رسول الله لم تردني لعلك أن تردني كما رددت ماعزا فوالله إني لحبلى قال إما لا فاذهبي حتى تلدي فلما ولدت أتته بالصبي في خرقة قالت هذا قد ولدته قال اذهبي فأرضعيه حتى تفطميه فلما فطمته أتته بالصبي في يده كسرة خبز فقالت هذا يا نبي الله قد فطمته وقد أكل الطعام فدفع الصبي إلى رجل من المسلمين ثم أمر بها فحفر لها إلى صدرها وأمر الناس فرجموها فيقبل خالد بن الوليد بحجر فرمى رأسها فتنضح الدم على وجه خالد فسبها فسمع نبي الله صلى الله عليه وسلم سبه إياها فقال مهلا يا خالد فوالذي نفسي بيده لقد تابت توبة لو تابها صاحب مكس لغفر له ثم أمر بها فصلى عليها ودفنت

 

1706 – Anas bin Mâlik a rapporté qu’on a amené devant le Prophète un homme qui avait bu du vin. Il l’a fouetté d’environ quarante coups avec deux feuilles de palmier. Abou Bakr a dit et fait cela. Quand ‘Omar a consulté les gens, ‘Abd ar-Rahman a dit : « la peine la plus légère est de quatre-vingt coups ». ‘Omar a ordonné cela.

حدثنا محمد بن المثنى ومحمد بن بشار قالا حدثنا محمد بن جعفر حدثنا شعبة قال سمعت قتادة يحدث عن أنس بن مالك  أن النبي صلى الله عليه وسلم أتي برجل قد شرب الخمر فجلده بجريدتين نحو أربعين  قال وفعله أبو بكر فلما كان عمر استشار الناس فقال عبد الرحمن أخف الحدود ثمانين فأمر به عمر وحدثنا يحيى بن حبيب الحارثي حدثنا خالد يعني ابن الحارث حدثنا شعبة حدثنا قتادة قال سمعت أنسا يقول أتي رسول الله صلى الله عليه وسلم برجل فذكر نحوه

 

1707-2 - ‘Ali a rapporté : « si j’applique la peine légale sur quelqu’un et qu’il meurt, cela m’est bien égal sauf pour le buveur de vin, parce que s’il meurt, je paie l’argent du sang, et le Messager de Dieu n’a pas promulgué de châtiment ».

حدثني محمد بن منهال الضرير حدثنا يزيد بن زريع حدثنا سفيان الثوري عن أبي حصين عن عمير بن سعيد عن علي قال  ما كنت أقيم على أحد حدا فيموت فيه فأجد منه في نفسي إلا صاحب الخمر لأنه إن مات وديته لأن رسول الله صلى الله عليه وسلم لم يسنه  حدثنا محمد بن المثنى حدثنا عبد الرحمن حدثنا سفيان بهذا الإسناد مثله

 

 

 

 

 

Retour Accueil