Sahih Moslim

 

 

 

Le livre de la guerre sainte et des biographies (kitâb al-jihâd wa-s-siyar)

1738 – Abi Sa’id a rapporté que le Prophète a dit : « chaque perfide aura un drapeau sur ses fesses le Jour du Jugement ».

حدثنا محمد بن المثنى وعبيد الله بن سعيد قالا حدثنا عبد الرحمن حدثنا شعبة عن خليد عن أبي نضرة عن أبي سعيد  عن النبي صلى الله عليه وسلم قال لكل غادر لواء عند استه يوم القيامة

 

1745 - As-Sa’b bin Jaththâma a rapporté qu’on a interrogé le Prophète de Dieu au sujet des femmes et des enfants des polythéistes tués durant les raids nocturnes. Il a répondu : « ils sont des leurs ».

وحدثنا يحيى بن يحيى وسعيد بن منصور وعمرو الناقد جميعا عن ابن عيينة قال يحيى أخبرنا سفيان بن عيينة عن الزهري عن عبيد الله عن ابن عباس عن الصعب بن جثامة قال  سئل النبي صلى الله عليه وسلم عن الذراري من المشركين يبيتون فيصيبون من نسائهم وذراريهم فقال هم منهم

 

1748 – Mous’ab bin Sa’d a rapporté que son père a dit que des versets du Coran sont descendus à son sujet. Oumm Sa’d a juré qu’elle ne lui parlerait pas tant qu’il n’aura pas renié sa religion, elle ne mangera pas ni ne boira. Elle a dit : « tu prétends que Dieu t’a ordonné d’être bienveillant à l’égard de tes parents. Je suis ta mère et je t’ordonne ceci ». Elle a tenu trois jours jusqu’à ce qu’elle fasse une syncope. Son fils ‘Omâra s’est levé et lui a donné à boire. Elle a commencé à maudire Sa’d. Dieu a fait descendre dans le Coran ces versets : « et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère » (29.8) ; « et si tous deux te forcent à m’associer… mais reste avec eux ici-bas de façon convenable » (31.15).
Il a dit : le Messager de Dieu a obtenu un grand butin dans lequel il y avait une épée. Je m’en suis emparé et je suis allé voir le Messager de Dieu. Je lui ai demandé : « donne-moi cette épée, tu connais ma situation ». Il a répondu : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ». Je suis parti et je voulais la jeter dans le butin mais je suis retenu. Je suis retourné le voir et j’ai dit : « donne-la moi ! » Il a répondu en élevant la voix : « remet-la à l’endroit où tu l’as prise ! » Dieu a fait descendre : « ils t’interrogent au sujet du butin » (8.1).
Il a dit : j’étais malade et j’ai envoyé un message au Prophète. Il est venu me rendre visite. J’ai dit : « permets-moi de distribuer mes biens où je veux », mais il a refusé. J’ai dit : « la moitié », mais il a refusé. J’ai dit : « le tiers ». Il est resté silencieux. C’est après cela que le tiers fut autorisé.
Il a dit : je suis allé voir un groupe d’Ansâr et d’émigrés, ils m’ont dit : « viens pour que nous te donnions à manger et à boire du vin ». C’était avant l’interdiction du vin. Je suis allé les voir dans un de leurs jardins. J’ai vu près d’eux la tête d’une bête rôtie et une outre de vin. J’ai mangé et bu avec eux. Je leur ai parlé des Ansâr et des émigrés en disant que les émigrés sont meilleurs que les Ansâr. Un homme s’est saisi de la tête pour me frapper avec et mon nez s’est mis à saigner. Je suis allé trouver le Messager de Dieu pour tout lui raconter. Dieu a fait descendre à propos du vin : « le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, et les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable » (5.90).
Dans le hadith de Chou’ba, il a dit : quand ils ont voulu l’alimenter, ils lui ont ouvert la bouche avec l’aide d’un bâton et ont mis la nourriture dedans. Et dans son hadith, il est aussi dit : il a frappé le nez de Sa’d et il l’a ouvert. Le nez de Sa’d était marqué.

حدثنا أبو بكر بن أبي شيبة وزهير بن حرب قالا حدثنا الحسن بن موسى حدثنا زهير حدثنا سماك بن حرب حدثني مصعب بن سعد عن أبيه  أنه نزلت فيه آيات من القرآن قال حلفت أم سعد أن لا تكلمه أبدا حتى يكفر بدينه ولا تأكل ولا تشرب قالت زعمت أن الله وصاك بوالديك وأنا أمك وأنا آمرك بهذا قال مكثت ثلاثا حتى غشي عليها من الجهد فقام ابن لها يقال له عمارة فسقاها فجعلت تدعو على سعد فأنزل الله عز وجل في القرآن هذه الآية  ووصينا الإنسان بوالديه حسنا  وإن جاهداك على أن تشرك بي  وفيها  وصاحبهما في الدنيا معروفا  قال وأصاب رسول الله صلى الله عليه وسلم غنيمة عظيمة فإذا فيها سيف فأخذته فأتيت به الرسول صلى الله عليه وسلم فقلت نفلني هذا السيف فأنا من قد علمت حاله فقال رده من حيث أخذته فانطلقت حتى إذا أردت أن ألقيه في القبض لامتني نفسي فرجعت إليه فقلت أعطنيه قال فشد لي صوته رده من حيث أخذته قال فأنزل الله عز وجل  يسألونك عن الأنفال  قال ومرضت فأرسلت إلى النبي صلى الله عليه وسلم فأتاني فقلت دعني أقسم مالي حيث شئت قال فأبى قلت فالنصف قال فأبى قلت فالثلث قال فسكت فكان بعد الثلث جائزا قال وأتيت على نفر من الأنصار والمهاجرين فقالوا تعال نطعمك ونسقك خمرا وذلك قبل أن تحرم الخمر قال فأتيتهم في حش والحش البستان فإذا رأس جزور مشوي عندهم وزق من خمر قال فأكلت وشربت معهم قال فذكرت الأنصار والمهاجرين عندهم فقلت المهاجرون خير من الأنصار قال فأخذ رجل أحد لحيي الرأس فضربني به فجرح بأنفي فأتيت رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخبرته فأنزل الله عز وجل في يعني نفسه شأن الخمر  إنما الخمر والميسر والأنصاب والأزلام رجس من عمل الشيطان  حدثنا محمد بن المثنى ومحمد بن بشار قالا حدثنا محمد بن جعفر حدثنا شعبة عن سماك بن حرب عن مصعب بن سعد عن أبيه أنه قال أنزلت في أربع آيات وساق الحديث بمعنى حديث زهير عن سماك وزاد في حديث شعبة قال فكانوا إذا أرادوا أن يطعموها شجروا فاها بعصا ثم أوجروها وفي حديثه أيضا فضرب به أنف سعد ففزره وكان أنف سعد مفزورا

 

1757-2 - Mâlik bin Aws a rapporté :
‘Omar bin al-Khattâb m’a fait appeler et je suis allé le trouver alors qu’il commençait à se faire tard. Il était dans sa maison, sur son lit, appuyer contre un oreiller. Il a dit : « Ô Mâlik, des gens de ta tribu m’ont fait une requête pressante. J’ai demandé un peu d’argent pour eux. Prend-le et distribue leur ». J’ai dit : « j’aurai aimé que tu le demandes à quelqu’un d’autre ». Il a dit : « prend-le, Mâlik ». À ce moment-là, Yarfâ est entré et dit : « commandant des croyants, que dis-tu à propos d’Othmân, d’Abd ar-Rahman bin ‘Awf, az-Zoubayr, et de Sa’d ? » Il a répondu : « fais-les entrer ». Ils sont donc entrés. Ensuite, il est revenu et dit : « que dis-tu à propos d’Ali et d’al-‘Abbâs ? » Il a répondu : « laisse-les entrer ». Al-‘Abbâs a dit : « commandant des croyants, juge entre moi et ce pécheur, traitre, et malhonnête ». Les gens ont dit : « oui, commandant des croyants, juge et sois clément envers eux ». Mâlik bin ‘Aws a dit : « j’imagine qu’ils les ont envoyés à ce sujet ». ‘Omar a dit : « attendez et soyez patient. Je vous adjure par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, ne savez-vous pas que le Messager de Dieu a dit : « nous n’avons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité » ? Ils ont répondu : « oui ». Ensuite, il s’est tourné vers al-‘Abbâs et ‘Ali et dit : « je vous adjure tous deux par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, ne savez-vous pas que le Messager de Dieu a dit : « nous n’avons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité » ? Ils ont répondu : « oui ». ‘Omar a dit : « Dieu a fait une faveur à son Messager qu’il n’a fait à aucun autre avant lui ». Il a récité le verset : « le butin provenant des habitants des cités qu’Allah a accordé sans combat à son Messager, appartient à Allah et au Messager » (59.7). Il (le narrateur) a dit : je ne sais s’il a aussi récité le verset précédent. ‘Omar a dit : « le Messager de Dieu a distribué parmi vous les biens abandonnés par les Bani an-Nadîr. Par Dieu, il ne s’est jamais favorisé par rapport à vous et ne s’est jamais approprié de choses en vous excluant. Ces biens ont été mis de côté. Le Messager de Dieu réglait ses dépenses annuelles avec ces biens et ce qui restait était déposé à la trésorerie. Je vous adjure par Dieu dont l’ordre maintient les cieux et la terre, saviez-vous cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a ensuite adujré al-‘Abbâs et ‘Ali comme les autres personnes et il a dit : « saviez-vous cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « quand le Messager de Dieu est mort, Abou Bakr a dit : « je suis le calife du Messager de Dieu ». Vous deux êtes allés lui demander votre part des biens ». Il a dit : « tu as demandé ta part des biens de ton neveu et il a demandé la part de sa femme concernant les biens de son père. Abou Bakr a dit : « le Messager de Dieu a dit : nous ne laissons pas d’héritiers, ce que nous laissons est pour la charité ». Alors vous avez tous deux pensé qu’il était un menteur, un pécheur, un traitre et un malhonnête. Et Dieu sait qu’il était véridique, vertueux, bien-guidé et suivait la vérité. Quand Abou Bakr et que je suis devenu le calife du Messager de Dieu, vous pensiez de moi que j’étais un menteur, un pécheur, un traitre et un malhonnête. Et Dieu sait que je suis véridique, vertueux, bien-guidé et que je suis la vérité. Je suis devenu le gardien de ces biens. Toi et lui sont venus me voir. Votre but était identique. Vous avez dit : « confie-nous les biens ». Je dis : « je peux vous les confier à la condition que, tous deux, vous vous en chargerez et en ferez serment devant Dieu que vous les gérerez de la même façon que le Messager de Dieu. C’est ainsi que vous les aurez ». Il a dit : « n’était-ce pas comme cela ? » Ils ont répondu : « oui ». Il a dit : « vous êtes revenus me voir pour que je juge entre vous. Non, par Dieu ! Je ne donnerai aucun autre jugement que celui-là jusqu’au jour du jugement. Si vus êtes incapables de vous charger de ces biens à cette conditions, redonnez-les moi ».

وحدثني عبد الله بن محمد بن أسماء الضبعي حدثنا جويرية عن مالك عن الزهري أن مالك بن أوس حدثه قال أرسل إلي عمر بن الخطاب فجئته حين تعالى النهار قال فوجدته في بيته جالسا على سرير مفضيا إلى رماله متكئا على وسادة من أدم فقال لي يا مال إنه قد دف أهل أبيات من قومك وقد أمرت فيهم برضخ فخذه فاقسمه بينهم قال قلت لو أمرت بهذا غيري قال خذه يا مال قال فجاء يرفا فقال هل لك يا أمير المؤمنين في عثمان وعبد الرحمن بن عوف والزبير وسعد فقال عمر نعم فأذن لهم فدخلوا ثم جاء فقال هل لك في عباس وعلي قال نعم فأذن لهما فقال عباس يا أمير المؤمنين اقض بيني وبين هذا الكاذب الآثم الغادر الخائن فقال القوم أجل يا أمير المؤمنين فاقض بينهم وأرحهم فقال مالك بن أوس يخيل إلي أنهم قد كانوا قدموهم لذلك فقال عمر اتئدا أنشدكم بالله الذي بإذنه تقوم السماء والأرض أتعلمون أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا نورث ما تركنا صدقة قالوا نعم ثم أقبل على العباس وعلي فقال أنشدكما بالله الذي بإذنه تقوم السماء والأرض أتعلمان أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال لا نورث ما تركناه صدقة قالا نعم فقال عمر إن الله جل وعز كان خص رسوله صلى الله عليه وسلم بخاصة لم يخصص بها أحدا غيره قال  ما أفاء الله على رسوله من أهل القرى فلله وللرسول  ما أدري هل قرأ الآية التي قبلها أم لا قال فقسم رسول الله صلى الله عليه وسلم بينكم أموال بني النضير فوالله ما استأثر عليكم ولا أخذها دونكم حتى بقي هذا المال فكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يأخذ منه نفقة سنة ثم يجعل ما بقي أسوة المال ثم قال أنشدكم بالله الذي بإذنه تقوم السماء والأرض أتعلمون ذلك قالوا نعم ثم نشد عباسا وعليا بمثل ما نشد به القوم أتعلمان ذلك قالا نعم قال فلما توفي رسول الله صلى الله عليه وسلم قال أبو بكر أنا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم فجئتما تطلب ميراثك من ابن أخيك ويطلب هذا ميراث امرأته من أبيها فقال أبو بكر قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ما نورث ما تركناه صدقة فرأيتماه كاذبا آثما غادرا خائنا والله يعلم إنه لصادق بار راشد تابع للحق ثم توفي أبو بكر وأنا ولي رسول الله صلى الله عليه وسلم وولي أبي بكر فرأيتماني كاذبا آثما غادرا خائنا والله يعلم إني لصادق بار راشد تابع للحق فوليتها ثم جئتني أنت وهذا وأنتما جميع وأمركما واحد فقلتما ادفعها إلينا فقلت إن شئتم دفعتها إليكما على أن عليكما عهد الله أن تعملا فيها بالذي كان يعمل رسول الله صلى الله عليه وسلم فأخذتماها بذلك قال أكذلك قالا نعم قال ثم جئتماني لأقضي بينكما ولا والله لا أقضي بينكما بغير ذلك حتى تقوم الساعة فإن عجزتما عنها فرداها إلي  حدثنا إسحق بن إبراهيم ومحمد بن رافع وعبد بن حميد قال ابن رافع حدثنا وقال الآخران أخبرنا عبد الرزاق أخبرنا معمر عن الزهري عن مالك بن أوس بن الحدثان قال أرسل إلي عمر بن الخطاب فقال إنه قد حضر أهل أبيات من قومك بنحو حديث مالك غير أن فيه فكان ينفق على أهله منه سنة وربما قال معمر يحبس قوت أهله منه سنة ثم يجعل ما بقي منه مجعل مال الله عز وجل

 

 

 

 

 

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