Les actions interdites en état d’impureté mineure

 

 

 

Il est interdit à quelqu’un qui est en état d’impureté mineure de :

- Faire la prière,

- Se prosterner lorsque la sounna demande de le faire en récitant des versets du Coran,

- Se prosterner sans remerciements,

- Faire des tours de procession autour de la Ka’ba,

- Porter un Coran, même avec une ceinture ou dans une boîte, ou de le toucher, que ce soit ses écrits, les espaces entre les lignes, ses marges, sa reliure, la ceinture avec laquelle il est attaché, ou le sac ou la boîte dans laquelle il se trouve.

Il est aussi interdit de toucher ou de porter n’importe quelle écriture du Coran dans le but de l’étudier, même si c’est un simple verset ou une partie seulement, lorsqu’il est écrit sur une ardoise ou d’autres choses semblables (mais cela est permis dans un but autre que son étude, comme lorsque le Coran est destiné à être une amulette. Il n’est pas interdit de toucher ou de porter une telle amulette même si elle contient toute une sourate ou encore le Coran tout entier, comme l’a déclaré le Cheikh al-Khatîb).
Il est permis de porter un Coran dans une valise et de porter de l’argent, des bagues, ou des vêtements sur lesquels le Coran est écrit.
Il est permis de porter des livres de jurisprudence, de hadiths, ou d’exégèse qui contiennent le Coran, du moment que la plupart du texte ne soit pas coranique (car la partie non coranique est le sujet principal, cependant, cela est prohibé si la moitié ou plus du texte est coranique).
Les garçons qui ont atteint l’âge du discernement peuvent toucher ou porter le Coran dans un état d’impureté mineure (à cause de la nécessité de son apprentissage, et de la difficulté pour eux de garder leurs ablutions, de même pour les jeunes filles, néanmoins cela est seulement valable pour l’étude, contrairement au fait de ne pas l’étudier qui est dans ce cas-là prohibé). Quant aux enfants en-dessous de cet âge, leur tuteur ne doit pas leur donner de Coran.
Quelqu’un en état d’impureté mineure ou majeure peut écrire le Coran s’il ne touche ou ne porte pas ce qu’il a écrit.

Si quelqu’un craint qu’un Coran puisse bruler, qu’il soit mouillé, qu’un non musulman le touche, ou qu’il vienne à entrer en contact avec de l’impureté, alors on doit le ramasser s’il n’y a aucun lieu sûr même si l’on est en état d’impureté mineure ou majeure, cependant faire les ablutions sèches est obligatoire quand cela est possible.

Il est interdit d’utiliser un Coran ou un livre de science (islamique) comme oreiller (excepté par crainte du voleur, il est alors permis de le faire). Et Allah sait mieux.

 

RELIANCE OF THE TRAVELLER (‘UMDAT AL-SALIK), AHMAD IBN NAQIB AL-MISRI, p.98, revised edition, translated by Nuh Ha Mim Keller, Amana Publications, 1997

 

 

 

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