Jundallah

 

 

 

Jundallah (les soldats d’Allah) est un nom souvent utilisé par les organisations islamiques radicales et militantes. Plus d’un groupe se sont déjà fait appeler Jundallah.

L’organisation Jundallah est apparue en 2003, après les investigations qui ont suivi l’attaque mortelle dans une mosquée chiite hazara à Quetta, la capitale du Baluchistan, le 4 octobre 2003, initialement attribuée à une autre organisation terroriste sunnite anti-chiite opérant au pakistan – Lashkar-e-Jhangvi. Jundallah a continué de mener de nombreuses attaques au Pakistan, dans la region du Baluchistan, contre des cibles chiites.

Jundallah prétend combattre pour les droits des musulmans sunnites dans le Baluchistan iranien, que le régime chiite iranien appelle la province de Sistan.

Le groupe est considéré comme une organisation terroriste par l’Iran et le Pakistan depuis 2005, qui coopèrent pour enrayer les violences sectaires entre sunnites et chiites et l’insurrection dans le Sistan-Baluchistan. Certains pensent que Jundallah est lié à al-Qaida qui perçoit les chiites comme des infidèles.

L’Iran a lié Jundallah au Mouvement de Résistance du Peuple Iranien, sous le commandement d’Abd al-Malek Rigi qui a exécuté des douzaines d’attaques contre des grands responsables iraniens, surtout des membres du gouvernement et des responsables de la sécurité. On pense que MRPI-Jundallah est composé de 1000 combattants et le groupe prétend avoir tué 400 soldats iraniens. Aucune preuve d’un tel lien n’a été découvert par des sources indépendantes – bien que la coopération au Baluchistan entre les deux côtés de la frontière pakistano-iranienne est plus que probable.  

En mai 2008, lors d’une interview téléphonique avec Rooz (un journal iranien en ligne), ‘Abd al-Malek Rigi a justifié l’usage de la violence du MRPI comme moyen pour défendre le Baluchistan et les intérêts des musulmans sunnites en Iran, ainsi que pour attirer l’attention sur la situation économique difficile et la discrimination éthnique du peuple du Baluchistan, qu’il décrit comme le plus pauvre d’Iran. Visiblement, ‘Abd al-Malek Rigi se considère iranien et l’Iran est sa patrie. Selon Rigi, le but du MRPI est d’améliorer la vie des iraniens du Baluchistan et des sunnites mais ne souhaite pas de séparation avec l’Iran ni même d’autonomie.

L’Iran a aussi affirmé, maintes et maintes fois, que le MRPI reçevait un soutien financier de la part du gouvernement américain afin de déstabiliser le regime iranien et pour faire contre-poids à l’ingérence de l’Iran en Irak.

Selon un reportage d’avril 2007 de Brian Ross et de Christopher Isham pour ABC News, les États-Unis ont secrètement encouragé et conseillé Jundallah dans ses attaques contre des cibles iraniennes. On rapporte que ce soutien a débuté en 2005 et est organisé de façon à ce que les États-Unis ne fournissent pas directement de fonds au groupe, qui est l’objet d’une surveillance du Congrès et attire l’attention des médias. Le reportage a été démenti par les sources officielles pakistanaises.

‘Abd al-Malek Rigi a été capturé au Pakistan à proximité de Quetta en 2007 et transféré en Iran le 13 juin 2008. Aujourd’hui, les activités de Jundallah ont brusquement décliné, bien que l’organisation soit toujours opérationnelle.

Le 23 février 2010, la télévision iranienne de l’État, al-Alam Channel, a déclaré qu’Abd al-Malek était détenu dans l’Est de l’Iran, mais n’a pas donné plus de détails.

Les autorités iraniennes ont arrêté ‘Abd al-Malek Rigi, le chef du groupe militant sunnite Jundallah, selon des rapports de la télévision d’État, le 23 février 2010.

‘Abd al-Malek Rigi fut pendu par les autorités iraniennes, devant les familles des victimes, le 20 juin 2010.

Les États-Unis ont classé, le 3 novembre 2010, Jundallah comme organisation terroriste et ont gelé ses avoirs aux USA, c’est au fond un geste symbolique mais avec un certain impact sur les transferts financiers de l’organisation.

 

Source

 

 

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